Zorane Aignéis
Un peu sur moi :
Je suis Zorane Aign�is. Zorane est un nom elfique tandis que Aign�is est un surnom irlandais que ma grand-m�re me donnait lorsque j��tais toute jeune.
Il se prononce Ag-nesh et veut dire �douce, pure�

Je fus trouv�e par la Wicca, et sauv�e par Adda. J�ai d�cid� de faire un bout de chemin avec eux, parce qu�ils m�interpellent� mais aussi parce que j�en ai encore beaucoup � apprendre. J�ai d�cid� de vivre simplement, pour moi et pour les autres.
Vivre avec toute la passion qui m�ait �t� donn�e.

Et puis, il y a ces visions, qui me reviennent souvent� cette grenouille�elle appara�t souvent devant moi lorsque je m�y attend le moins, dans un songe ou bien sur un caillou pr�s du feu� et puis elle dispara�t� je veux en savoir plus. Adda semble la conna�tre, cette grenouille. Je dois donc continuer avec lui. C�est ma nouvelle famille, le Cerf. Et elle grandit de plus en plus
Histoire :

Ma m�re �tait si jolie�d�s le jour o� j�entrevis son doux visage �clair� par la lumi�re du soleil qui dessinait le contour des feuilles de l��t�, je restai persuad�e que ma m�re n��tait pas seulement qu�une elfe, mais bien un ange�

Et puis, ces bras vigoureux, mais tout � la fois chaleureux de cet homme, que je ne vis pas assez souvent pendant mon jeune �ge, dont sa pr�sence me manqua terriblement. Je me souviens de lui, mon p�re, pendant les premi�res ann�es de ma vie, il venait souvent nous voir moi et ma m�re. Il me donnait de l�amour comme s�il avait peur � chaque fois de ne plus jamais me revoir. Il jouait de sa longue fl�te et le son qui en sortait semblait enchant�, lui et ma m�re se souraient.

Et puis, un jour, quand j�avais presque quatre ans, le clan de ma m�re fut oblig� de quitter les for�ts qu�ils habitaient. Il ne vint plus nous voir, et ma m�re fut malade d�un mal �trange que je comprenais. Je ressentais moi aussi cet immense manque dans ma poitrine, et cette col�re, car mon p�re nous avaient abandonn�s.

Car mon p�re �tait un Homme.

Depuis des si�cles, le Clan Berga�l, celui de ma m�re, �tait en conflit contr�l� avec le Clan Wolfclaw, celui de mon p�re. La For�t de Berga�l appartenait depuis des mill�naires � la famille de ma m�re et une troupe d�hommes �tait venue s�installer, beaucoup d�ann�es avant ma naissance, tout bonnement, d�frichant, coupant les arbres et tuant beaucoup d�animaux. Les elfes se r�volt�rent et lanc�rent une attaque d�sesp�r�e sur les Hommes, qui plus �quip�s et plus forts en nombre, d�cim�rent une partie du Clan Berga�l. Un pacte se fit ensuite, o� ils d�termin�rent des fronti�res et des lois. Une de ses lois interdisait tout contact entre les deux clans. Tout se passa bien pendant une cinquantaine d�ann�es, jusqu�� ce que la curiosit� soit trop forte : des couples elfe-homme commenc�rent � se former, en secret. Les deux parties s�en aper�urent et pendant quelques temps ne firent semblant de rien�jusqu�� ce que les Grands Sages du Clan de ma m�re s�aper�oivent de ma naissance et d�une autre, un gar�on qui demeurait parmi les Hommes. Ces naissances avaient �t� cach�es des Sages, car tout le monde savait ce qui se passerait si ils l�apprenaient.

Ils convoqu�rent tout le monde � un conseil d�urgence et d�cid�rent, pour le bien du Clan et sa s�curit�, de partir de la for�t. � Il est temps de retourner � notre paix et � notre puret�  d�antan. Ga�lle, tu as le choix de venir avec nous, ou tu peux rester ici avec ces hommes immoraux et vils. Garde � l�esprit l�honneur que tu dois � tes p�res. �

C�est ma grand-m�re qui m�a tout racont�, lorsque ma m�re mourut. Je savais seulement qu�un jour on avait quitt� la grande et belle for�t de Berga�l et que mon p�re y �tait rest�. Pendant 15 ans mes questions rest�rent sans r�ponses. Ma grand-m�re m�expliqua tout, � la demande de ma m�re. Mon esprit en fut �clair� et je pardonnai � mon p�re.

Bien s�r, �tant demi-elfe, j�avais des difficult�s avec mes amis. Je grandissais plus vite, mes amis m�abandonnaient car je n�aimais plus leurs jeux et les adultes me regardaient seulement avec piti�. N�ayant plus rien qui m�attachait � ce peuple, ma grand-m�re �tant d�c�d�e, je d�cidai de partir retrouver mon p�re. En arrivant dans le village, mes oreilles cach�es par mes cheveux, je demandai � un passant s�il connaissait un Homme du nom d�Erwan�et ce qu�il me dit me fit fondre le c�ur. Il �tait mort � la chasse, encorn� par un sanglier.

� ...Il n�avait plus vraiment le c�ur � l�ouvrage depuis que le Clan des elfes �tait parti�il est rest� plant� devant le sanglier, comme s�il ne le voyait plus, sa t�te �tait ailleurs�mais pourquoi cette vieille histoire dites, vous le connaissez ? �

Je ne pus m�emp�cher de me mettre � pleurer, devant lui�et puis � quoi bon, me suis-je dit�je lui r�v�lai mon identit�. Il s�av�ra qu�il �tait l�ancien commandant du Clan et un bon ami de mon p�re. Heureusement, j��tais tomb� sur une tr�s bonne personne. �  Tu sais, petite, ton p�re n�arr�tait pas de parler de toi�et de ta m�re�j�aurais aim� la voir�tant sa description en �tait ang�lique�Maintenant, nous n�avons plus de ressentiment envers les elfes, ils auraient m�me pu rester ici s�ils le voulaient, mais tu sais, la fiert� des elfes�allons viens prendre une bonne boisson chaude�et puis tu es sale. �

Et c�est de cette fa�on que je fuis introduite au Clan de mon p�re. Je ne cachais plus mes oreilles. J�avais r�ussi � m�attirer la sympathgie des plus sceptiques gr�ce � mes habilet�s de gu�risseuse, pass�es par ma m�re et ma grand-m�re. Un jour, Sedric, l�homme qui m�avait h�berg� le premier jour et qui m�h�bergait encore, me dit : � Zorane, je dois te donner quelque chose, voil�, elle appartenait � ton p�re. � Et il me donna une longue fl�te, la plus belle que je n�ai jamais vu�c��tait celle dont mon p�re jouait lorsqu�il venait nous voir�Et je disparus dans les bois pendant deux semaines. avec mon petit tr�sor et mon arc, arme qu�on m�avait apprise � manier depuis mon arriv�e dans le clan. Je pleurai et je jouai tant�versant des larmes sur mes deux parents qui �taient morts l�un pour l�autre�ils m�avaient laiss� toute seule�je me dis enfin que j�attendrais de savoir ce qu��tait l�amour avant de les d�tester�je voulais leur donner leur chance.

Et puis, un jour�mon destin me frappa. Je fus appel�e chez une dame dont l�enfant d�lirait de fi�vre. Quand j�arrivai, ce que je vis me gla�a d�effroi, il avait une blessure au bras qui maintenant �tait si �tendue que son bras avait l�air mort, tout bleu, enfl� et suppurant. � Pourquoi ne m�avez-vous pas montr� cela auparavant ! Cette blessure doit dater d�au moins une semaine ! � dis-je � la m�re du gar�on. � Eh bien, c�est que�je ne croyais pas que� � Plus j�examinais le gar�on, plus ma peur grandissais�c��tait grave, tr�s grave. Je dis au jeune Aedan de boucher ses oreilles tr�s fort et de fermer ses yeux�je ne voulais pas qu�il entende ce que j�allais dire ni qu�il voit la r�action de sa m�re. � Maeve, cette blessure est trop grave, je suis d�sol�e de dire cela, mais il faudrait lui couper pour qu�il survive� � Maeve me regarda, ne sachant trop si elle devait se fier � une si jeune fille, elfe en plus�mais elle vit bien que j��tais sinc�re et elle s�effondra en larmes. Elle sortit � l�ext�rieur pour quelques minutes. Pendant ce temps, mon esprit bouillait. Je n�avais jamais trait� un tel cas�je n��tais pas qualifi�e pour cela, mon apprentissage n�en �tait pas rendu l� ! Mais les villageois croyaient en moi et me d�sister les feraient changer d�avis�Je devais couper le bras du gar�on, il n�y avait pas d�autre choix�j��tais prise de panique, mes id�es �taient floues et lorsque la m�re rentra et me demanda, les yeux bouffis, si je pouvais le faire pour l�amour de son enfant, je lui dit, avec un air s�r de moi et r�confortante : � Ce n�est rien, je vais lui arranger cela, apporter moi des lingettes, de l�eau chaude, je vais aller cherchre le mat�riel n�cessaire. Si tu veux lui parler avant l�op�ration, fais-le maintenant car je ne crois pas que tu veux y assister. �

Il mourut. Tout bonnement. Et c�en �tait fini de moi. La r�alit� me frappai si soudainement que je ne m�aper�u pas que certains villageois m�avaient apport� jusqu�aux limites de la for�t. C��tait pour la plupart des ain�s qui �taient l� du temps du grand conflit. Il me bat�rent violemment, j�appelais Sedric � l�aide mais il ne vint jamais jusqu�� ce que je perde connaissance. Ils me laiss�rent pour morte aux milieux des bois. Quand je me r�veillai, je voyais tout embrouill�, mais mon esprit avait gard� de sa claret�. Je savais que je n�avais pas voulu le tuer, je savais que je voulais survivre pour que plus jamais cela n�arrive�j��tais faible, je n�avais rien � manger, pas m�me mon arc pour me nourrir�alors je marcha, errant dans la for�t vers je ne sais o�, mais jamais vers le sud, vers ceux qui m�avait trahie, qui au fond jamais ne m�avait totalement accept�e. Je savais que des gens m�aimaient sans pr�jug� mais les autres me consid�raient comme une b�tard�je titubait, marchant quelques heures, m�effondrant pour dormir dans un semi-coma pr�s de la mort ensuite. J�avais trouv� un lac et soign� mes blessures mais j�avais un bras cass� et infect�

je n�ai plus de forces�je ne peux plus�je veux vivre�maman�papa�

ils �taient l�, � me regarder avec leur beau visage souriant. Je me laissa aller�de toute mani�re, je n�avais nulle part o� aller�

Lorque je me r�veillai, la premi�re pens�e me venant � l�esprit �tait qu�il faisait chaud et douillet dans ce lit confortable�et puis�le choc�le souvenir de tout ce qui s��tait pass� ! Pourquoi n��tais-je pas morte ? Ou �tais-je ? et puis ce vague souvenir de quelqu�un se penchant sur moi, v�rifiant mon pouls, me transportant. Je regarda alors autour de moi dans la pi�ce. Un feu se consumait tranquilement, des bandages sur la table � mes c�t�s�quelqu�un m�avait soign�. Et puis l�homme qui m�avait sauv� entra, surpris de me voir �veill�.

Merci Adda. Tu m�as sauv� de la mort et maintenant je me battrai pour toujours survivre et aider les autres autour de moi � survivre. Je veux �tre une source de joie pour ces personnes, je le dois, c�est ma fa�on de me repentir pour ce que j�ai fait.
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