Edmyg Gwalter
Un peu sur moi :
� venir .......
Histoire :

Mes yeux s�ouvrent, on peut entendre des cris dans la hutte. Pas n�importe lesquels, ceux d�un nouveau-n�, les miens. Mon p�re me regarde avec une lueur de fiert�, mais aussi de tristesse.

Cette tristesse, je l�ai partag�e quand j�ai eu l�age de comprendre, c'est-�-dire � mes deux ans lorsque mon p�re m�apprend que, pendant  cette soir�e,  une vie a �t� donn�e en �change d�une autre. Ma m�re a donn� son �me en �change de la mienne. Ce jour-l�, j�ai compris que nous n��tions que de passage. Certain diront que j��tais trop jeune pour comprendre la grandeur de cette chose, mais mon p�re avait, � ce temps, foi en mes capacit�s d�apprentissage.

Vers l��ge de mes six ans, je sais d�j� manier l��p�e. En fait, ces �p�es ne sont que de grossi�res branches plus ou moins travaill�es, �tant d�un poids ridicule comparativement � ceux des v�ritables armes. Tout de m�me, la technique �tait pr�sente� Mon p�re m�a �duqu� comme l�a fait son p�re, et ainsi de suite�La lign�e dont je ferai parti est d�ailleurs d�origine  celte. Notre peuple, compos� d��cossais, vivait en harmonie malgr� les d�fis que les hommes de notre tribu se donnaient. Mon p�re a toujours dit que ce n��tait que des concours d�orgueil afin d�en d�signer le plus fort de tous et moi, je n�y voyais pas de sens.

Une soir�e, mon p�re s�est assis � la table, pr�s du feu. Cette soir�e deviendra par la suite tr�s importante pour mon p�re et moi� Cela faisait maintenant 10 ans que ma m�re �tait morte. Mon p�re, cette soir�e-l�, m�a donn� une �p�e, me racontant qu�elle �tait transmise de p�re en fils, qu�elle �tait le troph�e de notre nom, le troph�e des Gwallter. Il m�a remis aussi, avec une larme � l��il, un carquois de fl�ches et un arc, un objet qui � mes yeux �tait comme un jouet.  Il s�agissait du dernier souvenir que mon p�re avait de sa douce, mis � part son anneau d�union. Durant le jour qui a suivi la remise de ces cadeaux inestimables, je me suis entra�n� avec mon p�re � l��p�e et � l�arc dans la for�t toute proche. Tous ces entra�nements, qui pour moi semblaient n��tre qu�un jeu, �taient en fait une pr�paration. Mon p�re m�expliqua un jour que plusieurs villages voisins avaient �t� attaqu�s par des hommes plus rapides que la lumi�re et aussi plus silencieux que le murmure du vent par temps calme. Notre peuple les surnommait les ombres.

Une nuit, mon p�re me r�veille; encore semi-conscient � cause d�un r�veil trop brusque, je ne vois que son ombre avec une �p�e a la main. Il me dit alors de prendre la mienne, mon arc et mes fl�ches et de me v�tir. Je fais ce qu�il me dit sans poser de questions. Lorsque nous sommes sortis de notre abri, je ne vois que des flammes, des gens qui courraient et des cris  terrifiants. Mon p�re me m�ne jusqu'� la lisi�re du bois et les derni�res paroles qu�il me dit ont �t� les suivantes : Edmyg, cours jusqu�au village  de l�autre cot� du bois et ram�ne de l�aide si tu n�y arrive pas reste cach� et ne revient jamais.
Je comprends alors que ce que je craignais et les autres  redoutaient �taient arriv�s� Ces �tres sans piti�, les ombres, ils sont pr�sents, nous attaquent. Je prends alors la fuite vers le village avoisinant, mais en vain� Je fais alors ce que mon p�re m�a dit et je me r�fugie dans le bois. Je me suis construit un abri et avec mon arc, j�ai appris par moi-m�me � chasser le petit gibier. Je vivais en harmonie avec la nature; ce que je lui prenais, je tentais de le lui rendre du mieux que je pouvais, car elle ne m�appartenait pas, je n��tais qu�un simple invit�. Une soir�e, alors que je chassais, j�entends des bruits de combat. Apr�s avoir accouru sur les lieux, je vois quelque chose qui me fige, une cr�ature immense. Je ne pouvais en croire mes yeux : c��tait un sanglier d�une taille inimaginable, l�gendaire. � ses pattes g�t le corps d�un �tre; je ne peux pas le qualifier d�homme, puisque, malgr� la noirceur du soir, je pouvais distinguer sa peau l�g�rement sombre. Sans r�fl�chir, guid� par mes instincts naturels, je me lance alors sur la b�te qui ne semblait ressentir aucun de mes coups. De ses cornes, elle me broie presque les os � chaque coup que je tentais de lui infliger. Apres un long combat, la b�te dispara�t en un instant. C�est �trange comment une b�te si gigantesque peut dispara�tre si facilement... Je prends alors le corps de cet �tre et je le ram�ne au camp pour soigner ses blessures. Je n�ai pu d�couvrir son origine, cependant.

Le lendemain matin, � mon r�veil, ce personnage myst�rieux avait disparu et durant plusieurs jours, je me suis pos� des questions sur l�animal qui ressemblait � un sanglier magnifique et majestueux. � la suite de cet �v�nement, plusieurs ann�es se sont �coul�es et � mes 17 ans, je prends une d�cision qui  allait bouleverser le cours de mon existence.

Je prends alors le peu d�effectifs que j�ai ramen� quelques ann�es auparavant et apr�s avoir remercier cette ch�re Dame Nature, je prends alors la route du sud-ouest. J�ai l�intention de retrouver un monde habit� d�humains. Plusieurs jours passent, Dieu sait que la p�riode de l�ann�e ou j�ai entrepris ma route n'�tait pas la meilleure; la chaleur revient sans cesse et les nuits sont froides.

J�ai fini par arriver � une ville quelques mois plus tard. Je demande alors refuge et deux hommes ont  la bont� de m�offrir l�hospitalit�. L�un d�entre eux se pr�nommait Uther, un homme � l�apparence sombre, et un autre qui disait s�appeler Arzhur. Par la suite, dans la m�me journ�e, des paroles sages sont venues � mes oreilles, des paroles qui �taient dict�es par un homme qui semblait bienveillant. Instinctivement, j�ai su que cet homme et ce fr�re d�armes allait devenir ma nouvelle famille.
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