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| THE WAY OF THE GUN |
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| Cast: Ryan Philippe, Benicio Del Toro, Juliette Lewis, James Caan, Taye Diggs, Nicky Katt, Scott Wilson |
| Année:
2000 |
| Studio: Artisan |
| Longueur: 119 minutes |
| Classé 16 ans+ - Violence |
Les mauvaises répliques désespérées de Pulp Fiction ont couru les rues depuis la sortie du film culte en 1994. The Way of the Gun (Le Jeu des Armes en v.f.) fait partie de toutes ces pâles imitations, même en constitue une assez puissante pour être recommendable. Le scénariste Christopher McQuarrie, lauréat aux Oscars un an après Quentin Tarantino dans la même catégorie, celle du meilleur scénario original (lui pour The Usual Suspects), revient avec un nouveau script, et il marque son début en tant que réalisateur avec The Way of the Gun. McQuarrie nous présente un groupe de personnages et de dialogues 'tarantinesques', et cela donne autant un souffle spécial au film qu'un sens de copie. Les héros ici se trouvent à être deux minables escrocs, nommés Parker (Ryan Philippe) et Longbaugh (Benicio Del Toro), et le but de leur nouvelle mission criminelle est d'enlever une jeune femme nommée Robin (Juliette Lewis), qui reçoit un million$ pour porter le bébé d'un couple riche. Le kidnapping fonctionne, mais obtenir et conserver l'argent se fait beaucou plus hardu.
McQuarrie a écrit un scénario très solide; est-ce que ça fait de lui une valeur sûre en tant que cinéaste? Absolument pas, et il le démontre clairement ici, avec une réalisation manquant bien trop de 'punch', ne sachant pas comment bien doser le rythme de son film par moments - on nous présente de longues minutes plutôt vides d'intérêt (spécialement avec le personnage mal développé de Robin) pour nous assommer vers la fin avec une vingtaine de minutes interminables de coups de feu. Ce qu'il sait faire par contre, c'est de diriger ses acteurs. Profitant d'un cast solide, il sait aller chercher un certain charisme chez Ryan Philippe que l'on avait encore jamais vu, fait bien paraître le sous-évalué Benicio Del Toro, et surtout donne un rôle d'or de vieux mercenaire brillant au vénérable James Caan qui le remercie avec la meilleure performance de la distribution. Les revirements de l'histoire ne s'avèrent peut-être pas à la hauteur de ceux dans The Usual Suspects, mais il ne demeure pas moins qu'ils réussissent à surprendre et à garder notre intérêt malgré le début trop souvent inepte d'un potentiellement grand cinéaste en devenir. --RJ
Cote: B
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