LA VITA È BELLA
Cast: Roberto Begnigni, Nicoletta Braschi, Giorgio Cantarini
Année: 1998
Studio: Miramax
Longueur: 122 minutes
Classé Général

#5 - Top 10 de 1998

Certains films n'ont l'air de rien en apparence. Pourtant, plusieurs de ces films à l'air innocent nous restent dans la peau longtemps et réussissent à devenir des classiques presque uniquement grâce à leur acclamation dans le milieu de la critique. La Vita È Bella (La Vie est Belle en v.f.) a sans le moindre doute joué ce rôle cette année. L'histoire est celle de Guigo (Roberto Begigni, qui a aussi co-écrit et réalisé le film), un homme plein de vie et de bonnes intentions qui, à la fin des années '30, tombe un beau jour follement amoureux de Dora (Nicoletta Braschi), une enseignante, femme qu'il veut marier dès l'instant où il l'aperçoit. Après tous ses efforts, Guido réussit finalement à marier la femme de ses rêves, et même d'avoir un enfant d'elle. Cependant, autant tout va pour le mieux pendant ces années, autant tout tourne au cauchemar lorsque Guido et son petit garçon (Giorgio Cantarini) se font embarquer, étant juifs, par des Allemands pour évidemment être ammenés dans un camp de concentration. Pourtant, Guido tente, comme il l'a toujours fait, de trouver le côté positif de la chose, ou, du moins, de trouver une façon pour que son fils ne souffre pas et reste heureux. Son moyen consiste à prétendre que tout cela n'est qu'un jeu et que le plus longtemps qu'ils resteront, plus il accumuleront de points et pourront éventuellement "remporter la partie".

Tout ce que vous avez pu entendre de La Vita È Bella (et il n'y a eu que du positif) est vrai, sinon probablement plus. Je m'attendais moi-même à une production de premier plan, et j'ai quand même été renversé. Le génie de Begnini (oui, il mérite un tel terme) transforme ce qui aurait pu être seulement un autre conte sur la Deuxième Guerre Mondiale en récit extraordinaire, en récit sur l'humanisme et l'espoir. En plus de voler toutes les scènes dont il fait partie avec son charme irrésistible et la magie qu'il peut transporter, il a réussit à diriger ce même récit (écrit avec un élan de génie) de façon à ce que l'on se souvienne pour un bon moment. L'idée même, et la réalisation sublime de cette idée, de mettre de l'humour dans ce contexte infernal, tout en restant le plus possible avec l'aspect réaliste et ainsi donc dramatique ne peut pas être mieux fait qu'ici. La Vita È Bella, tout comme le génie (je dois le répéter) grâce à qui elle a vu le jour, méritait absolument tout ce qu'il a reçu comme éloges, et même plus. On ne peut que rêver à Hollywood qu'il auraient plus de gens comme Roberto Begnini pour amener des films aussi hantants et mémorables. --RJ

 

Cote: A

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