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| VERA DRAKE |
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| Cast:
Imelda Staunton, Phil Davis, Richard Graham, Eddie Marsan, Anna Keaveney |
| Année:
2004 |
| Studio: Fine Line |
| Longueur: 125 minutes |
| Classé Général |
L'auteur/réalisateur Mike Leigh constitue ce que l'on appelle un chouchou des critiques. Pratiquement tous ses films, toujours des productions obscures à petite échelle, reçoivent immanquablement des éloges dignes des plus grandes épiques. Avant Vera Drake (même titre en v.f.), je n'avais vu, parmi les oeuvres de Leigh, que Sense and Sensibility, son succès de 1995. J'avais trouvé le film d'une lenteur assommante et d'un manque d'intérêt général, bien qu'il avait été encensé de tous. Vera Drake a reçu le même genre d'accueil, et ce sans posséder quoique ce soit de particulièrement extraordinaire... mise à part son actrice principale.
La comédienne britannique Imelda Staunton a capté l'attention de l'industrie entière avec son rôle titulaire ici d'une mère de famille dans les années '50 pratiquant des avortements. Cette attention est arrivée six ans en retard, après la performance mineure mais mémorable de Staunton aux côtés de Gwyneth Paltrow dans Shakespeare in Love (elle jouait sa boniche). Son rôle dans Vera Drake exige énormément au niveau émotif, et Staunton y apporte une humanité hors-du-commun. Peu d'actrices, mise à part Julianne Moore, pleurent avec autant de crédibilité à l'écran que Staunton, sans que ça aie l'air forcé le moins du monde.
En fait, elle seule permet au film de ne pas être carrément pénible à regarder par moments, à la fois à cause de la noirceur du sujet, et en raison du manque total d'énergie que Leigh y donne. Bien peu se passe dans cette simple histoire inutilement étalée sur deux heures. Leigh a brillamment casté Staunton et Phil Davis (touchant dans le rôle du mari affectueux de Vera), et est parvenu à parfaitement recréer l'Angleterre des années '50. Dans le cas présent, cela a suffi à produire un bon film. Mais une grande oeuvre? Une des meilleures de l'année? Leigh devrait apprendre à ajouter un peu d'intrigue et de vie à son style pour atteindre ce niveau que les critiques lui donnent trop généreusement. --RJ
Cote: B
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