URBAN LEGENDS: FINAL CUT
Cast: Jennifer Morrison, Matthew Davis, Anson Mount, Joey Lawrence, Eva Mendes, Loretta Devine
Année: 2000
Studio: Universal
Longueur: 100 minutes
Classé 13 ans+ - Violence

Là, ça commence à faire dûr. Sérieusement. Il se faisait clair que Hollywood ne se trouvait actuellement pas dans sa meilleure période, mais il les limites n'avaient peut-être pas encore été atteintes. "Urban Legends: Final Cut" ("Légendes Urbaines: La Suite" en v.f.) ne fait que contribuer à s'approcher de ces limites de la respectabilité du film commercial américain depuis quelques temps. Une suite à un film raté est déjà douteuse. Mais une suite n'ayant aucun véritable rapport important avec son original fait place, dans ce cas du moins, à de nombreuses questions. Mais ces questions se voient vite multipliées au fur et à mesure que ce navet pour ados débiles avance.

"Urban Legends: Final Cut" reprend ce que les plus récents films d'épouvante ont fait, ne serait-ce que son histoire de base: une jeune étudiante universitaire en cinéma (Jennifer Morrison) décide de réaliser un film d'horreur portant sur les légendes urbaines. Et, bien sûr, les membres les plus stupides et ridicules les uns que les autres de sa production commencent à se faire tuer par un "mystérieux" tueur en série. Hmm... peut-être n'est-ce qu'une vague impression, mais il me semble avoir perçu le même récit de base dans "Scream 3". Si "Urban Legend" (l'original) copiait à tort "Scream" et "I Know What You Did Last Summer", "Urban Legends: Final Cut", en plus de ces films, ajoute à son 'répertoire de copie' "Scream 2" (et 3), parmi tant d'autres. Mais il le fait avec un manque si évident de subtilité que même le dernier des crétins ne peut que s'en apercevoir dans le premier quart d'heure. Non, peut être pas le dernier des crétins, car ce dernier ne s'en est manifestement pas aperçu, se trouvant à être le réalisateur (et compositeur musical!) du film, John Ottman (notons que ce véritable artiste, en plus d'être réaliser et composer, a déjà eu comme fonction le montage, la production et la scénarisation - quel génie!).

Ottman, parmi tous ses nombreux talents (autre sarcasme), possède le don assez spécial de rendre notre perception d'un film, en l'occurence "Urban Legend", un flop, pratiquement un chef d'oeuvre dans notre perception, après avoir eu la malchance de voir sa suite. Il réussit également, à pratiquement chaque minute, à nous faire rire et passer des commentaires inévitables sur le ridicule de tout l'ensemble de ce récit aussi insensé que pathétique. Mais la chose la plus drôle concernant le travail d'Ottman, et de toute l'équipe de "Urban Legends: Final Cut", survient dans la première moitié du visionnement, alors que le film se croit brillant et humoristique en se moquant d'un film à petit budget. La chose la plus pathétique est que "Urban Legends: Final Cut" mérite justement à lui-seul le double de ces moqueries. --RJ

 

Cote: D-

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