TOMB RAIDER
Cast: Angelina Jolie, Jon Voight, Ian Glen, Noah Taylor
Année: 2001
Studio: Paramount
Longueur: 100 minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Le casting d'Angelina Jolie dans la peau de Lara Croft, héroïne du célèbre jeu vidéo Tomb Raider se faisait pratiquement aussi naturellement que l'action de respirer. Jolie est Lara Croft; et dans le premier film de ce qui pourrait facilement constituer une franchise pour Paramount, elle a tout le look nécessaire afin de séduire le public entier. Le problème, c'est que Tomb Raider (même titre en v.f.) offre bien peu pour appuyer sa star. La jeune brunette se doit de tirer beaucoup, beaucoup, beaucoup de balles afin de régler le problème de l'histoire inutilement complexe en surface et regrettablement vide en fait.

Lara Croft a hérité de Lord Henshingly Croft, son père archéologue (Jon Voight, le véritable père de Jolie), quantité de joyaux et d'objets rares parmi lesquels une mystérieuse horloge magique. Des années plus tôt, celui-ci dévoila à sa fille l'existence d'une organisation secrète, les Illuminati, qui s'était lancée à la recherche d'une horloge antique dont la clé était censée ouvrir les portes du Temps et de l'Espace. Constituée à partir d'un fragment de météorite, cette clé est un triangle sacré qui assura, 5 000 ans auparavant, la victoire des premiers Illuminati sur leurs ennemis. Si le triangle venait à être recomposé, ces lointains ancêtres reviendraient à la vie, le temps s'arrêterait et le sort de l'Humanité en serait bouleversé à jamais. Le puissance de ce triangle atteindra son summum lorsque trois planètes s'aligneront dans le ciel en une éclipse totale qui survient une fois tous les 5 000 ans. L'événement est imminent et la belle et intrépide aventurière ne dispose que de 48 heures pour résoudre l'énigme du triangle magique et ainsi sauver le monde.

Compliqué? Oui, mais sans importance, puisque virtuellement toute personne assistant à Tomb Raider recherche soit un lot d'action gratuit, soit un divertissement sans cervelle, ou encore la vision d'une père de ceints gargantuesquements énormes. Et cela fonctionne. Pour les premiers instants. Le film s'ammorce en force, avec une scène d'action enlevante, spectaculaire et stylisée dans laquelle Lara combat un robot mécanique programmé pour la tuer. On devient immédiatement séduit par le charisme de l'actrice et l'énergie déployée dans la réalisation de Simon West (The General's Daughter, Con Air). On demeure fixés sur l'écran, étant alors nourris de l'espoir que finalement, le film s'avère peut-être bien supérieur à ce que l'on pouvait croire. Cela est, bien sûr, environ une heure à partir du moment où les paupières commencent à nous tomber car, peu importe la quantité d'explosifs, de balles tirées ou d'effets sonores retentissants, l'audience n'a pas eu droit à la moindre variation, à la moindre nouveauté depuis la séquence d'ouverture.

Un autre problème évident et fatal de Tomb Raider vient surtout du fait que le film provient d'une adaptation d'un jeu vidéo: on se fout totalement des personnages et de leurs aventures. Bien sûr Lara réussit facilement à faire saliver le public masculin assez vite (et dans certains cas assez longtemps), mais même-là il est bien difficile de s'attacher à elle: comparativement à un héros classique des films d'action, John McClean (Bruce Willis) de la trilogie Die Hard, on ne croit pas un seul instant que Lara Croft pourrait exister. Voilà une femme physiquement parfaite, toujours bien peignée et habillée avec goût, avec des lèvres et des ceints pesant presque la moitié de la masse totale de son corps. Toutes les tentatives désespérées d'insérer de force des moments émotifs avec son père n'approchent même pas la crédibilité, et Jolie, peu importe les efforts qu'elle peut y mettre, ne peut sauver ce blockbuster destiné à rester au petit écran et joué avec des manettes de jeu vidéo. --RJ

 

Cote: C

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