SWEET NOVEMBER
Cast: Keanu Reeves, Charlize Theron, Jason Isaacs, Greg Germann
Année: 2001
Studio: Warner Bros.
Longueur: 129 minutes
Classé Général

Le "timing" constitue un atout essentiel dans presque tout domaine. Et lorsqu'un film, comme Sweet November (Doux Novembre en v.f.), l'oublie, il échoue à pratiquement coup sûr. Et il n'y a pas d'exception ici. En fait, le mauvais "timing" est loin d'être la seule cause pour l'échec de ce drame romantique, mais probablement la plus apparente. Se basant sur le film de 1968 du même titre, Sweet November nous lance une histoire invraisemblable et manquant de crédibilité dans laquelle le strict Nelson (Keanu Reeves) rencontre l'excentrique Sara (Charlize Theron), qui lui propose de demeurer un mois avec elle (devinez lequel!). Pourquoi accepterait-il? Eh bien, peut-être parce que, comme par pur hasard, il vient de perdre son emploi, sa petite amie et vit une mini-crise existencielle. Qu'est-ce que tout tombe à point, n'est-ce pas? La magie du scénario hollywoodien mal tourné.

Bien sûr, on se doute dès les premières minutes de l'arc que suivra le héros grâce à la joie de vivre de sa nouvelle amie profitant de la vie. On l'a déjà vu à maintes et maintes reprises auparavant, et Sweet November n'apporte rien de nouveau. Une idée de la sorte, bien que manquant d'originalité, peut fonctionner si on s'en sert intelligement et avec un minimum de créativité, ce qui n'est pas le cas ici. Avec un développement humoristique, on peut se retrouver avec une production assez récente comme Forces of Nature, où le film nous divertit parce qu'on s'amuse à voir la transformation d'un homme pris dans ses limites se devant d'en sortir au profit de l'amour. Sweet November n'offre rien du genre. Que des scènes forcées, où l'on ne croit rien, justement à cause entre autres d'un syncronisme trop souvent ridicule. Un des moments en faisant le meilleur exemple reste probablement la séquence où Nelson se trouve dans la salle de bain de Sara pour la première fois. Il est confu, enlève sa chemise, sort de la pièce, et se jette sur la jeune femme. On assiste à cela, et on se demande si il y a un seul couple au monde qui a déjà vécu une première relation de la sorte.

Bien sûr, tous les voisins de Sara possèdent un coeur et une sociabilité de la grandeur du Grand Canyon, qui ne la jugent pas pour changer d'homme à chaque mois, alors que dans un vrai entourage, elle aurait la pire des réputations. Bien sûr aussi, elle bénéficie du support d'un ami gai (Jason Isaacs), qui sait la conseiller et l'écouter. Et bien sûr, on a droit à l'une de ces fins hyper-sensibilisées devant laquelle on reste de glace. Reeves et Theron illuminent au moins l'écran par moments, et après deux films ensemble (après Devil's Advocate en 1997), on peut remarquer la belle chimie entre les deux, s'ils ont du matériel suffisament bon avec lequel travailler. Mais ce n'est pas le cas de Sweet November, un mauvais remake d'un mauvais film. --RJ

 

Cote: C-

Retour

 

Hosted by www.Geocities.ws

1