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Andrew Niccol, le créateur de deux des productions les plus originales de la fin des années '90, Gattaca et The Truman Show, prend le concept de l'envahissement de digital au cinéma à un nouveau niveau dans Simone (même titre en v.f.). L'idée à la base est bonne, mais exploitée relativement pauvrement, alors que l'on prend la nouvelle actrice virtuelle titulaire et on l'essaye à toutes les sauces, dans toutes sortes de situations moins originales les unes que les autres que l'idée originale. Niccol aurait pu offrir une satire mordante et même alarmante de l'emprise des effets spéciaux sur le monde du cinéma, mais il trébuche à maintes reprises dans des hypothèses impossibles (les machinations du héro, joué par Al Pacino, ne fonctionneraient pas la moitié du temps dans les faits) et dans des rallongements de l'histoire carrément inutiles (la relation avec l'ex-femme, interprétée par Catherine Keener, n'aboutit à rien de trop solide). Les idées étaient là, le talent aussi, mais un peu mal agencées, ce qui fait de Simone un produit extrêmement ordinaire et banal traitant pourtant d'un concept extraordinairement intéressant. --RJ
Cote: B-
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