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| SHREK |
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| Cast: Voix de Mike Myers, Eddie Murphy, Cameron Diaz, John Lithgow |
| Année:
2001 |
| Studio: Dreamworks |
| Longueur: 90 minutes |
| Classé Général |
#2 - Top 10 de 2001
J'avais annoncé, l'an dernier, dans ma critique extrêmement élogieuse de Chicken Run que Disney devrait se méfier d'un nouveau compétiteur de plus en plus féroce dans le domaine de l'animation: Dreamworks. Et Shrek (même titre en v.f.) vient de prouver cette année au monde entier que Dreamworks se fait capable d'infliger une véritable correction aux fondateurs du dessin animé.
Mike Myers, dans la version originale (fortement conseillée aux dépends de la traduction beaucoup plus ordinaire), fournit la voix au héros du récit fantastique, un Ogre au nom titulaire. Shrek reçoit la mission d'un prince dangereux (voix de John Lithgow) d'aller retrouver une princesse tenue prisonnière (Cameron Diaz) dans un château lointain et de la rammener afin qu'il puisse accéder au trône après l'avoir épousé. L'Ogre au mauvais caractère unira ses forces à un âne sympathique et énervé (Eddie Murphy), et ils vivront ensemble une aventure extraordinaire. Tout comme le film dans lequel ils évoluent.
Dès ses premières secondes, le film nous transporte dans son univers irrésistible. Les "s" du logo de Dreamworks se transforment en "s" verts avec des cornes, puis le tout s'ammorce de façon très mythique, comme toute fâble traditionnelle. S'enchaîne ensuite le rapide et excitant générique sous l'air de la chanson "All Star" de Smash Mouth, et on est bien accrochés pour 90 minutes. Shrek réussit aisément à lacer son audience dans ses premières images, et ne la laisse plus tomber, alors que les rires se succèdent aussi à un rythme renversant pour une comédie familiale. Donkey, l'âne d'Eddie Murphy, s'avère particulièrement hilarant, créant habilement un personnage tout juste assez énergétique pour nous faire rire sans nous taper sur les nerfs. Murphy a peut-être trouvé sa place derrière un micro; il sait enfin comment doser son type d'humour, et c'est très appréciable ici.
Si ce personnage va probablement être retenu par sa popularité auprès de tous, il se fait important de noter les nuances que les créateurs de Shrek se sont efforcés d'installer chez les autres. Shrek possède une attitude repoussante à première vue, mais on sait rapidement qu'à l'intérieur il possède un coeur d'or. Et c'est cela qui le rend intéressant en bonne partie, de le voir évoluer, et de plus en plus se soucier de lui. La princesse Fiona a également certaines caractéristiques inattendues qui contribuent à surprendre et à passer un joli message de tolérance aux jeunes (sur lequel je ne m'étendrai pas afin de ne rien révéler). Quelques scènes se font particulièrement touchantes à cet égard.
Shrek a beau mêler à merveille humour hilarant, émotions émouvantes et divertissement décapant, tout cela ne correspond qu'à une portion de son accomplissement global. L'autre, plus qu'évident pour quiconque avec les yeux ouverts: la technique visuelle présente. Si Antz vous avait impressionné il y a trois ans, vous ne pouvez que rêver à ce que Shrek a à offrir. Le nombre d'images a été largement multiplié, créant une une animation beaucoup plus fluide et réaliste. De plus, les réalisateurs Andrew Adamson et Vicky Jenson utilisent à merveille la palette de couleurs, offrant une photographie constamment stupéfiante. Toute la séquence au château représente assez bien tout cela. Vous n'aurez jamais vu un dessin animé aussi superbe et saisissant.
Shrek possède tout pour rendre le reste de l'industrie entière jalouse; les exécutifs chez Disney ne doivent particulièrement pas la trouver drôle. Pour le public, par contre, le film représente une heure et demie de plaisir délirant et ininterrompu pour tous.
--RJ
Cote: A
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