SHE'S SO LOVELY
Cast: Sean Penn, Robin Wright-Penn, John Travolta
Année: 1997
Studio: Miramax
Longueur: 96 minutes
Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants

Pour un artiste incroyablement sous-évalué à Hollywood, Sean Penn en est un. Déjà excellent acteur (dans les meilleurs selon moi), Penn possède aussi la touche du réalisateur, dont il a fait preuve dans The Crossing Guard avec Jack Nicholson en 1995. Dans She's So Lovely (Fou d'Elle en v.f.), Penn se fait diriger par Nick Cassavetes, aussi un acteur avec lequel John Travolta a travaillé dans Face/Off il y a quelques mois. Travolta lui-même tient aussi un rôle dans "She's So Lovely", tout aussi mineur qu'excellent.

C'est Penn qui tient le rôle principal ici, celui d'Eddie Quin, un homme à la vie assez mouvementée et violente qui se retrouve en prison un jour pour le meurtre accidentel d'un officier de police alors qu'il a causé du grabuge pour défendre sa compagne tout aussi excentrique, Maureen (Robin Wright-Penn). Dix ans plus tard, lorsqu'Eddie est remis en liberté, il retrouve Maureen... mariée à un nouvel homme, Joey (Travolta) et mère de trois enfants.

She's So Lovely figure parmi ces films valant la peine d'être vus malgré leur banalité générale seulement pour ses interprètes. Comme je le disais, Sean Penn fait partie des plus sous-évalués, et le démontre encore une fois ici avec une présence solide. Travolta semble de son côté sous-utilisé, mais il reste que ça fait du bien de le voir dans un tel rôle. Ma plus grosse félicitation va toutefois à la femme de Penn (aussi dans la vie), Robin Wright, pour sa performance nuancée et toujours exacte.

Franchement, une chance que She's So Lovely possède ce brillant trio, car ce dernier compense pour une multiutude de failles que le film possède, dont son scénario souvent douteux. La dernière séquence s'avère particulièrement injuste à tout ce qui avait été construit auparavant. On ne va clairement pas assez en profondeur au retour d'Eddie, et ce qui aurait dû constituer un drame dans les deux heures dépasse à peine la marque du 90 minutes. Cassavetes est de son côté plus efficace devant la caméra que derrière, puisqu'il échoue souvent à capturer les émotions et lesmoments forts, malgré tout ce que ses acteurs formidables peuvent lui offrir. --RJ

 

Cote: B

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