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| THE RUNDOWN |
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| Cast: The Rock, Sean William Scott, Christopher Walken, Rosario Dawson, Ewen Bremner |
| Année:
2003 |
| Studio: Universal |
| Longueur: 104 minutes |
| Classé 13 ans+ |
Il faut être franc: il se fait bien difficile au premier regard, en voyant le nom de "The Rock" sur l'affiche d'un film, de prendre ce dernier au sérieux. Une vedette de la WWF ayant pris Hollywood par surprise avec son rôle de soutien dans The Mummy Returns, The Rock (dont le vrai nom est Dwayne Johnson) est devenu une vedette de cinéma du jour au lendemain. Après The Scorpion King en 2002, The Rundown (Le Traqueur en v.f.) représente son deuxième rôle principal majeur en autant d'années. Pour la première fois, on peut comprendre d'où vient l'engouement.
En jouant le héros, Beck, un fier-à-bras engagé pour aller retrouver le fils (Sean William Scott) de son patron en Amérique du Sud, The Rock imprègne son surprenant charisme à un rôle autrement plutôt fade. On ne le voit peut-être pas réciter du Shakespeare sur Broadway pour l'instant, mais force est d'admettre que compte tenu de ce qui lui est demandé de faire, le lutteur-devenu-acteur s'acquitte plus que bien de sa tâche. On attend peu de profondeur de sa co-vedette Scott, populairement connu comme Stifler dans la série de films American Pie, mais dans son cas aussi, il joue adéquatement son rôle, et c'est suffisant.
C'est suffisant car le réalisateur Peter Berg (dont le premier film était Very Bad Things, en '98) sait pertinemment comment diriger un bon film d'action. Sans avoir recours à une tonne d'effets visuels ou d'explosions inutiles, Berg a recours aux plus vieux trucs, les meilleurs - cadrage et montage serrés, rythme contrôlé, conceptions visuelle et sonore soignées) pour bâtir le tout de façon efficace. The Rundown n'aspire jamais à être une production plus sérieuse qu'elle ne devrait être, et Berg ne perd jamais cela de vue, tout en traitant chaque séquence avec une grande attention et intensité. À défaut d'être une grande oeuvre, le film représente un effort digne de mention, surtout en comparant à tous les autres du genre qui sont aussi inoubliables qu'interchangeables.
Une petite note revient aussi au vénérable Christopher Walken qui, après une performance plus douce et émotive l'an dernier dans Catch Me If You Can, de Steven Spielberg, retourne à ce qu'il fait de mieux: jouer le méchant, et le faire avec plaisir. Walken a joué des hommes puissants, sadiques et ammoraux depuis maintenant une vingtaine d'années, et pourtant il a visiblement toujours la même vigueur et le même amusement à le faire; le sentiment est réciproque, et toutes les scènes où il apparaît constituent un délice. En fait, le travail de Walken ici se trouve à l'image de la production entière: il nous fait passer du bon temps. --RJ
Cote: B+
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