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| PAY IT FORWARD |
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| Cast: Kevin Spacey, Helen Hunt, Haley Joel Osment, Jay Mohr |
| Année:
2000 |
| Studio: Warner Bros. |
| Longueur: 124 minutes |
| Classé Général |
Toute la publicité de "Pay It Forward" a été centrée sur ses trois vedettes principales, soit Kevin Spacey, Helen Hunt et Haley Joel Osment. Et pour cause: les trois se sont vus reconnus aux Oscars, les deux premiers déjà gagnants, Spacey même à deux reprises; et le trio tout-étoile soutient à lui-seul la totalité du récit, tiré du roman de Catherine Ryan Hyde, récit d'ailleurs lacuneux à bien des égards. Il raconte l'histoire, ou devrais-je dire le "conte" d'un professeur de septième année nommé Eugene Simonet (Spacey, prenant le rôle pourtant appartenant à un Afro-américain dans le livre), un homme dans la quarantaine très bon à son travail mais aussi très blessé, autant physiquement (il arbore d'imposantes brûlûres au visage) que psychologiquement (il éprouve une certaine difficulté à établir de bons contacts avec les autres). Toute la vie d'Eugene, ainsi que son entourage entier lorsqu'un de ses nouveaux élèves, Trevor (Osment), met sur pied un système d'aide à tous s'appelant "Payez Au Suivant", consistant à aider trois étrangers pour un besoin X et ne leur demandant en échange que de justement "payer au suivant" en faisant la même chose. Si Trevor ne veut au départ vraiment qu'aider son enseignant et sa mère alcoolique Arlene (Helen Hunt), cela cause néanmoins une réaction en chaîne.
Cette réaction en chaîne fonctionnant si facilement représentent un des plus éloquents exemples de la faiblesse évidente du scénario. Le plus évident de ce dernier réside toutefois dans sa structure de base même: on se croit suivre d'un bout à l'autre deux films différents, l'un avec les trois héros, l'autre avec un jeune journaliste (Jay Mohr) tentant de retracer d'où est parti cet incroyable phénomène. Cette dernière piste étant essentiellement inutile, et la première attirant particulièment l'attention, je ne peux toujours pas me faire à l'idée que la réalisatrice Mimi Leder ("The Peacemaker") aye accepté de diriger ces deux parties, en plus de le faire souvent avec manipulation et facilité. Effectivement, la cinéaste, nouvelle dans ce nouveau genre de production, n'aide pas les trous béants du script avec une touche sonnant fausse à plus d'une reprise. Je ne peux louanger Leder d'avoir bien diriger Kevin Spacey,il est toujours tellement efficace et doué qu'il réussissait sans trop de misère à bien paraître dans un film de Sylvester Stallone! Même chose pour les autres. Je peux par contre la blâmer pour passer à côter de la réussite de scènes pivotantes ou du moins importantes, comme par exemple celle où Arlene giffle Trevor, moment supposé possédé un impact mais ne sonnant que faux. La même chose s'applique à la fin du film. Comparativement à plusieurs détracteurs de "Pay It Forward", je ne reprocherai pas l'idée de finir le récit de cette façon pour le moins inattendue. Au contraire elle est, à certains égards après réflexion, justifiée. Mais Leder ne semble pas savoir comment la développer pour nous offrir quelque chose d'émouvant comme ça devrait évidemment être le cas. Cela dit, Leder et le script auquel elle s'est associée font plus du mal que du bien au film, mais il reste que ce dernier mérite d'être vu. Pourquoi?
Ne serait-ce que pour son trio génial d'interprètes. Je ne peux livrer que du positif sur Spacey tant pour la présence émotive qu'il emmène à son personnage que par sa performance en telle, une autre d'une extrême brillance s'ajoutant à son lot. Haley Joel Osment, démontrant clairement que sa prestation dans "The Sixth Sense" ne constituait absolument pas un feu de paille, nous prouve pour une seconde fois consécutive que comme sa carrière a démarrée, il ne s'enligne pas pour devenir un autre Macculay Culkin. Helen Hunt, une actrice réputée que je n'ai honnêtement jamais adoré, représente peut-être le point plus faible du triangle, mais y va tout de même d'une prestation de qualité. Puis, oui, "Pay It Forward" manque peut-être certains de ses moments émotifs, mais en réussit d'autres touchants, spécialement avec Spacey, qui possède le don de toujours nous accrocher à ses lèvres. "Pay It Forward" se voulait depuis sa conception un candidat de choix pour les Oscars. Ça n'en mérite certainement pas l'honneur, à part pour ses acteurs, mais ce que ça mérite pratiquement assurément, c'est le déplacement. --RJ
Cote: B
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