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| PANIC |
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| Cast: William H. Macy, Neve Campbell, Donald Sutherland, Tracey Ullman, John Ritter
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| Année:
2000 |
| Studio: Artisan |
| Longueur: 93 minutes |
| Classé 13 ans+ |
Certains acteurs semblent nés non seulement pour faire du cinéma, mais pour jouer un type de personnage. Pour William H. Macy, une des plus grandes valeurs sûres sous-estimées d'aujourd'hui, qui fait partie sans contredit de cette catégorie, ce rôle se caractérise par un pauvre homme sur le bord de l'implosion personnelle. Macy, après l'avoir si bien démontré dans Fargo, Boogie Nights, Magnolia, frappe à nouveau dans un film beaucou plus petit et inconnu, intitulé Panic (Volte-Face) en v.f.). Il y interprète ici Alex, un homme dans la quarantaine vivant une crise d'existence. Voyez-vous, en plus d'être père de famille marié, il possède deux emplois: un dans la vente au détail, et l'autre...dans le meurtre à gage. Eh oui, il tue pour de l'argent, et ce, depuis que son père (Donald Sutherland) l'y a entraîné depuis sa tendre enfance. Le héros atteind un point où il n'en peut tout simplement plus, et va consulter un psychologue (John Ritter). C'est là qu'il rencontre Sarah (Neve Campbell), une jeune et magnifique bisexuelle qui va changer sa vie à jamais.
En un sens, Panic ressemble aux aventures que vivait Kevin Spacey dans American Beauty: un homme d'âge moyen passant dans une crise existencielle compliquée par l'amour soudain pour une jeune femme aguichante. Les deux films bénéficient d'excellentes performances de leurs deux acteurs principaux (beaucoup se joue dans les yeux d'une profonde tristesse de Macy), et du reste de leur cast, mais se voient séparées à la réalisation. Où American Beauty profitait d'une réalisation extraordinaire de Sam Mendes, qui remporta avec cela l'Oscar à sa première oeuvre cinématographique, et possédait un magnifique style visuel en plus de prendre à la gorge dans son dernier segment, Panic, devant la supervision inexpérimentée de Henry Bromell, finit en s'écrasant. Complètement. Et c'est là que le travail d'un grand cinéaste en contrast avec un débutant se fait incroyablement sentir. Les dix dernières minutes de Panic fonctionnaient sans doute sur la page, mais Bromel ne sait juste pas comment les adapter à l'écran, ces dernières scènes se faisant sans contredis les plus difficiles à réaliser. Non seulement le film n'émue pas comme il le devrait, et aurait facilement pu le faire avec un type comme Mendes derrière la caméra, mais on n'y croit pas pour un seul instant.
Tout cela s'avère bien dommage, considérant que tout se qui précédait touchait constamment à l'excellence. L'écriture bonne et constante, les performances grandement réussies, à commencer par Macy et sa co-vedette en manque de succès personnel Neve Campbell. La relation entre les deux est non seulement spéciale mais unique que l'on regrette seulement de ne pas en voir davantage. De plus, Panic parvient à un exploit rare: faire rire tout en mettant mal à l'aise devant le drame se déroulant devant nos yeux. Le meilleur exemple selon moi serait celui du flashback dans lequel Alex se souvient de son premier meurtre, autour de la vingtaine, où, après l'avoir commis et en être sidéré, son père lui tappe dans le dos en le félicitant de mots tel "Si tu savais comment je suis fier de toi mon gars". Autant Alex fait pitié, autant, comme dans les autres succès précédents de Macy, ça nous amuse profondément à quelquepart. Panic illustre un joli trio d'acteurs diversifiés jouant au meilleur de leur grand talent et revêtre une atmosphère simple mais accrochante. Le film échoue peut-être lamentablement dans son dernier mille trop prétencieux pour ses capacités, mais il demeure en essence un petit divertissement délicieux. --RJ
Cote: B+
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