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| ONE NIGHT AT MCCOOLS |
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| Cast: Liv Tyler, Matt Dillon, John Goodman, Paul Reiser, Michael Douglas |
| Année:
2001 |
| Studio: USA |
| Longueur: 93 minutes |
| Classé 13 ans+ |
On a déjà vu à maintes reprises des acteurs populaires aller dénicher des rôles de soutien délectables dans des films de toutes sortes malgré le fait qu'ils constituent souvent l'acteur le plus connu de la distribution. Et ce, depuis longtemps. Parmi les plus plus grands coups d'éclat des dernières années citons Bruce Willis dans Pulp Fiction, Burt Reynolds dans Boogie Nights, Tom Cruise dans Magnolia, ou encore Cameron Diaz dans Being John Malkovich. Ces vedettes ne choisissent pas ces rôles pour rien, il est bien évident; ces derniers possèdent la grande majorité du temps quelque chose de spécial. Et même si One Night at McCool's (Un Soir au Bar McCools en v.f.) n'aspire pas à ce que les titres énumérés précedemment aspiraient, un acteur de sa relativement riche distribution en ressort éclatant, comme on ne l'a à ce jour jamais vu ou même imaginé: Michael Douglas.
Douglas joue Mr. Burmeister, un tueur à gages dont les belles années sont derrière lui et qui passe dorénavant ses journées dans une salle de bingo pour personnes âgées. L'homme revête un look extrêmement similaire à celui de Johnny Farago, et ne cesse de parler de fesses. Si ça peut vous donner une idée. Burmeister se trouve dans le récit car Randy (Matt Dillon), un pauvre bar-man rendu au chômage, l'a engagé pour liquider la femme qui a ruiné son existence, et celle de tous les autres paumés qu'elle a croisé sur son passage, une beauté vixenne prénommée Jewel (Liv Tyler). Randy raconte sa version des faits tournant autour de ses aventures avec Jewel, comme le font simulaténement un policier (John Goodman) et un avocat (Paul Reiser), à un prêtre à une psy respectivement. Tout le joli groupe est connecté à cause d'un crime commis par Jewel au bar McCool's, et chacun semble avoir une vision divergente à plus d'un égard. Et là réside justement l'intrigue et le plaisir de One Night at McCool's, qui, contrairement à 95% des comédies régulières, réussit à garder notre intérêt malgré son manque d'humour vraiment génial puisque l'on veut découvrir ce qui s'est passé dans les faits - et comment le tout se réglera.
Et une chance que c'est ainsi, car bien franchement, avec une histoire conventionnellement racontée de façon linéaire, One Night at McCool's aurait eu beaucoup de difficulté à divertir. Son actrice principale, Liv Tyler, ne démontre pas grand chose de particulier à part sa beauté ici, et ne parvient qu'en partie à se faire crédible dans le rôle. Le problème avec Jewel et le casting de Tyler est le manque évident de menace qu'elle représente. Elle est loin d'une femme fatale "mûre" comme Sharon Stone dans Basic Instinct que l'on craint autant que l'on désire - énormément. Tyler a évidemment droit à de gros plans sur ses attributs physiques alors qu'elle se mouille en nettoyant au sa voiture en plein après-midi, la scène au ralenti classique. Bien beau, mais pas suffisant. Il va de même avec Dillon, Goodman et Reiser, qui offrent de bons moments alors qu'ils se font déjouer l'un après l'autre, mais qui dans l'ensemble manquent de punch et de personnalité. Évidemment, la courte durée du film n'aide pas à les développer.
Mais le vénérable Michael Douglas est là pour sauver les meubles et en faire une bonne petite comédie noire. En tant que producteur de One Night at McCool's, il est allé dénicher le réalisateur Harald Zwart qui, sans le génie d'un grand cinéaste, parvient à donner un sens visuel vivant et amusant à son film. Mais c'est une fois de plus en tant qu'acteur que Douglas émerveille. Absolument toutes les scènes dont il fait partie se voient portées par une énergie unique. Et lorsque le récit arrive à son dernier quart d'heure et que son personnage passe finalement à l'action, le pur plaisir commence. On a droit à un montage ralenti digne des vieux films noirs américains avec Douglas sortant de sa bagnole avec un vulgaire sac de sport, mettant fièrement ses vers fumés et se passant la main dans son affreuse peignure. Et on assiste là et jusqu'à la toute fin du film à un long moment d'hystérie.
Seulement dommage que One Night at the McCool's ne contienne pas tout ce jus pour 90 minutes. --RJ
Cote: B-
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