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| MAELSTRÖM |
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| Cast: Marie-Josée Croze, Jean-Nicolas Verreault, Stéphanie Morgensten, Virginie Dubois, Marie-France Lambert |
| Année:
2000 |
| Studio: Lions Gate |
| Longueur: 90 minutes |
| Classé 13 ans+ |
Si le cinéma québécois inove fort rarement sur les procédés techniques de l'industrie, il revient toutefois au réalisateur Denis Villeneuve le mérite d'essayer, lui au moins. Du moins dans son nouveau drame intitulé "Maelström", où il raconte l'histoire de Bibiane Champagne (Marie-Josée Croze), une jeune Montréalaise de 25 ans qui sombre dans la dépression après, sucessemment, un avortement, une perte d'emploi et un accident d'automobile. Bibiane se voit toutefois offrir une seconde chance à la vie grâce à une rencontre amoureuse par hasard avec le fils (Jean-Nicolas Verreault) de l'homme qu'elle a renversé en voiture.
Villeneuve se sert de remarquables techniques pour raconter son histoire autrement souvent banale. La splendide photographie, par exemple, va tout de suite chercher le spectateur, et Villeneuve sait aussi diriger son monteur afin que ce dernier coupe certaines séquences de façon à donner des effets particuliers. S'il sait diriger ses techniciens, Villeneuve en fait tout autant pour ses acteurs, à commencer par sa principale, Marie-Josée Croze, une révélation possible, même si son rôle se fait assez restraint. En effet, le scénario de Villeneuve ne développe pas Bibiane suffisamment comme il se devrait de le faire. Oui, on sait qu'elle est une fille de riches déprimée qui passe son temps à pleurer (et pour cause, quand même), mais Villeneuve semble avoir peur d'aller plus loin que les simples pleurs et déprîmes. Trop vite emmène-t-il donc le personnage qui vient à la rescousse de sa héroïne, sans que son récit aye évolué assez. Et là réside la grosse faille béante de "Maelström", une oeuvre autrement fort intéressante; le script manque de plusieurs choses, sans compter qu'il contient un humour certes drôle mais quelque peu déplacé à plus d'une occasion.
Mais je ne dis pas ça pour vraiment caler Villeneuve ou son film. Le cinéaste a fait un travail surprenant et intelligent par ses symboles (l'eau omniprésente représentant autant la vie comme la mort) et je le félicite pour ça. Si le Québec, du moins sur le plan cinématographique, évoluait au rythme où Denis Villeneuve tente de le faire, Dieu sait qu'on pourrait éviter toutes stupidités, "Les Boys" en premier lieu. --RJ
Cote: B
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