LOSER
Cast: Jason Biggs, Mena Suvari, Greg Kinnear, Zak Orth, Jimmi Simpson, Thomas Sadoski, Dan Aykroyd
Année: 2000
Studio: Columbia
Longueur: 95 minutes
Classé Général

Dans une année très mauvaise pour les films d'ados, "Loser" (même titre en v.f.) pourrait fort bien s'avérer le pire. Combiner deux acteurs d'un vrai succès de 1999, "American Pie", soit Jason Biggs et Mena Suvari, constitue probablement la seule bonne idée de la production entière. Biggs n'a pas à chercher très loin pour incarner son rôle ici, celui d'un autre perdant, ici nommé Paul Tannek qui, une fois arrivé à l'université à New York alors qu'il vient d'un petit village, ne peut attirer le respect de personne. C'est sûr que ça ne pourrait pas nuire d'enlever son ridicule chapeau et de considérer à changer son affreux arrangement, mais évidemment le héros lui-même ne s'en aperçoit pas. Tout aussi évident est le fait que la seule personne à le prendre un jour en considération s'avère à être nulle autre qu'une jolie fille, Dora (Suvari), qui elle entretient en plus une relation secrète avec un des professeurs (Greg Kinnear).

Les choses déplaisantes dans "Loser" s'enchaînent les unes après les autres, et certaines durent du début à la fin. Parmi ces dernières, commençons par Paul, qui nous sert de personnage principal alors qu'il échoue complètement à attirer la moindre apathie pour lui. Biggs avait pourtant fait un travail étincelant dans "American Pie", j'ai été le premier à vanter ses exploits comiques prometteurs, mais sa présence ici me porte sérieusement à réflexion. Paul est supposé se trouver à l'université par intelligence, et pourtant il ne s'avère pas foutu de réaliser à quel point il se fait lamentable. À l'opposé de perdants ayant toujours un côté les rendant irrésistibles, comme tous ces films de Hugh Grant, Jason Biggs et son Paul nous rend pratiquement agressif tellement il ne comporte pas la moindre nuance ou lueur de charme.

Si Suvari s'en tire un peu mieux, sa Dora n'est pas vraiment plus crédible. Comment une fille de son physique et si gentille réussirait possiblement à n'attirer presque uniquement que le mépris? Et comment, comment tomberait-elle, ne serait-ce que pour une seule seconde, pour un raté aussi lamentable que Paul? Par la simple définition de mauvais film d'ados, il faut croire. Et le reste des personnages et du cast revient au même, à commencer par les co-locataires de Paul, plus pathétiques que cools et effrayants comme ils devraient être. "Loser" constitue le genre de projet n'ayant rien pour lui, ça va pourtant de soi selon moi. Il me semble qu'avec un scénario aussi médiocre il se fait pratiquement impossible de produire quoique ce soit de passable. Je ne me rappelle honnêtement pas d'avoir eu la malchance d'assister à autant de situations et de gags minables consécutifs depuis bien des mois, pour ne pas dire depuis "Pokemon". Ouch.

Oui, franchement, rarement a-t-on vu un film rendre autant justice à son titre. --RJ

 

Cote: D-

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