JACKASS: THE MOVIE
Cast: Johnny Knoxville, Bam Margera, Steve-O, Chris Pontius, Ryan Dunn, Jason Acuna
Année: 2002
Studio: Paramount
Longueur: 87 minutes
Classé 13 ans+

Dans la société télévisuelle d'aujourd'hui, il devient carrément inévitable qu'un projet comme Jackass: The Movie (Jackass: Le Film en v.f.) voit la vie au grand écran. Est-ce une si mauvaise chose en tant que tel? Si l'on considère que cela risque de constituer le premier pas dans une suite probablement interminable de reality shows et de bêtises filmées sur caméra, alors oui. Mais lorsque l'on regarde uniquement Jackass: The Movie, force est d'admettre que malgré sa vulgarité et sa violence portée aux âmes sensibles et morales, un humour immnanquable se fait sentir et parvient à divetir à sa façon.

Si l'émission de télévision Jackass, diffusée de façon hebdomadaire à FOX, possède une si grosse base de spectateurs, c'est qu'elle va forcément hercher un désir chez la population nord-américaine. Et, même pour les néophytes de la série (j'en suis un), les raisons expliquant cela paraissent vite apparentes en voyant le film. Johnny Knoxville, animateur et participant principal de cette suite de petits défis les uns les plus cons - et dangereux - que les autres, fait preuve du manque de scrupules et de cadre social tant en vue en 2002. Knoxville, tous comme ses nombreux accolytes, semble en effet prêt à tout pour oser franchir "la prochaine étape". Parfois, la démarche ne semble même pas nécessairement destiné à faire rire; son but premier semble plutôt de montrer jusqu'où les gens vont aller pour faire quelque chose de reconnu comme étant "spécial". Une séquence, dans Jackass: The Movie, montre bien cela, alors qu'un des participants doit traverser, en marchant sur un fil, un marécage contenant des alligators. La scène n'a vraiment fondamentalement rien de drôle, et pourtant elle demeure l'une des plus marquantes du film, pour la simple et bonne raison que l'on retient notre souffle pendant sa durée complète.

Il y a d'autres moments dans Jackass où l'on ne rit pas, mais pas parce que la situation que l'on voit à l'écran est osée ou dangereuse, mais parce qu'elle est tout simplement idiote et gratuite. Par exemple, un court segment d'une trentaine de secondes montre des jeunes détruisant des lampes dans une chambre; il n'y aucune espèce de forme d'humour là-dedans, et les quelques séquences comme celles-là enlèvent un certain piquant au brillo des autres qui fonctionnent et qui font rire. Et, au mérite de Knoxville et de ses complices, les séquences amusantes se font présentes, pour ne pas dire majoritaires. La toute première, où il emprunte une voiture à un commerce de location, pour ensuite participer à un "crash derby" avec, donne lieu à des éclats de rire non seulement sur le coup, mais encore plus lorsqu'il la rapporte au concessionnaire. L'expression du gérant n'a pas de prix, tout comme d'autres moments fort bien réussis au cours du film.

Il va sans dire, au bout d'une heure et demie, on commence à se tanner du cirque. Même si les numéros sont différents, le patron devient drôlement répétitif, et on a largement notre dose. Une dose vulgaire et agressante, mais toute aussi vulgairement et agressivement drôle. --RJ

 

Cote: B

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