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| I AM SAM |
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| Cast: Sean Penn, Michelle Pfeiffer, Dakota Fanning
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| Année:
2001 |
| Studio: New Line |
| Longueur: 132 minutes |
| Classé Général |
Un des plus grands défis qu'essayent de relever les grands acteurs au moins une fois dans leur carrière est d'interpréter un handicapé mental. Et rares sont les fois où ça ne rapporte pas la gloire à l'acteur en question: Jack Nicholson dans One Flew Over the Cuckoo's Nest, Dustin Hoffman dans Rain Man et Brad Pitt dans 12 Monkeys constituent des preuves tangibles des 25 dernières années. C'est au tout de Sean Penn, en 2001, de tenter sa chance avec I Am Sam (Je Suis Sam en v.f.).
Et le résultat est convaincant. À moitié. Penn l'est. Le film ne l'est pas.
Le rôle en question, c'est celui de Sam Dawson, un homme adulte ayant l'âge mental d'un enfant de 7 ans qui doit élever sa petite fille seul après que la mère l'ait abandonnée. Tout va passablement bien pour Sam jusqu'à ce que sa petite Lucy (Dakota Fanning) approche l'âge de 8 ans, et que les Services Sociaux prennent la garde parentale, affirmant que Sam ne peut continuer à éduquer sa fille si elle a un âge mental plus avancé que lui. Entre alors dans le décors Rita Harrison (Michelle Pfeiffer), l'avocate qui défendera Sam en cour pour qu'il puisse regagner sa fillette adorée.
Et c'est là que le film pique du nez. Et où c'est fâcheux, c'est lorsque l'on s'arrête un moment pour constater à quel point Sean Penn est bon. Et à quel point la jeune Dakota Fanning est époustoufflante. Mais ça prend Michelle Pfeiffer pour tout foutre en l'air. Car, oui, je n'exagère pas, elle ruine tout ce à quoi elle touche dans I Am Sam. Et, malheureusement, elle est là beaucoup trop souvent, et touche ainsi à beaucoup trop de choses. Penn et Fanning m'ont renversé, et pourtant c'est Pfeiffer, à la sortie du visionnement, qui me reste en tête tellement elle m'a frustré. Ça ne se fait juste pas saboter le travail de ses collègues ainsi. Mais elle le fait sans trop s'en apercevoir. Je ne peux qu'imaginer certains moments du tournage, où Penn donnait tout ce qu'il avait et créait à lui seul des émotions à l'écran alors que sa co-vedette réussissait à dégrader toutes leurs scènes ensembles. Ça ne doit pas être trop amusant.
Et ça ne l'est pas pour l'audience non plus. Parce qu'elle mérite mieux que ça. Surtout de la part d'une production qui offre déjà à la base deux performances remarquables. Car les moments entre Sam et Lucy sont des plus touchants. Penn demeure crédible du début à la fin, alors que Fanning s'empare de nos coeurs avec un simple petit regard. Après l'avoir vu pendant deux minutes, vous allez vouloir vous battre pour obtenir sa garde!!! Mais elle est plus qu'uniquement "cute"; elle ne pose jamais, et affiche une dose de naturel tout à fait surprenant. Ajoutez-lui une ou deux prestations du genre, et Haley Joel Osment vient peut-être bien de trouver son penchant féminin. Les images la montrant en pyjama avec son petit ourson en peluche, marchant la nuit jusque chez son père risquent de vous rester longtemps dans la tête. Puis celles où Sam la serre. Puis celles où il embrasse un écran de télévision sur lequel apparaît Lucy. Et j'en passe. I Am Sam est vraiment touchant.
Sauf que le film ne se contente pas de ces superbes parties-là. Il doit ajouter l'interminable histoire parallèle avec le personnage irritant de Lisa se traduisant à l'écran par la performance, je le répète, carrément horrible de Pfeiffer. Horrible à un point où j'éprouve de la difficulté à qualifier ça de performance. C'est une pure honte. Le personnage est carricaturé à la base, et Pfeiffer ne fait qu'empirer les choses. Nerveuse, aggressive, aggressante surtout, totalement artificielle. Vous verrez rarement un contraste de qualité aussi grand entre les performances des deux vedettes d'un film. Pour être juste, toutefois, il faut ajouter qu'elle n'est pas la seule faille du film: certains passages du scénario se font un peu gros à avaler, et les mouvements de caméra du directeur photo pourtant normalement efficace Elliot Davis (Forces of Nature, Out of Sight) ainsi que le montage de Richard Chew nous exaspèrent à plus d'une reprise.
Mais il reste que la personne donnant le plus l'air de posséder un Q.I. de 7 ans dans la production de I Am Sam, ce n'est pas le personnage principal, mais plutôt Michelle Pfeiffer. --RJ
Cote: B-
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