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| THE HUNTED |
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| Cast: Tommy Lee Jones, Benicio Del Toro, Connie Nielsen
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| Année:
2003 |
| Studio: Paramount |
| Longueur: 94 minutes |
| Classé 13 ans+ - Violence |
À la base de toute production cinématographique devrait normalement se trouver un scénario solide. Ce dernier devrait constituer la seule et unique raison du financement d'un projet. En voyant un film comme The Hunted (Chasse à l'Homme en v.f.), on perd vite nos illusions.
Dans une histoire des plus rudimentaires, Aaron Hallam (Benicio Del Toro), un ancient soldat hanté par des visions de la guerre et des actes passés, décide de s'isoler en forêt et de tuer les gens qui s'y aventurent. Pour remédier à cet état d'urgence, le FBI fait appel à un instructeur militaire vétéran à la retraite, L.T. Bonham (Tommy Lee Jones), qui a déjà enseigné au meurtrier.
Un synopsis à lui-seul peut rarement résumer précisément l'ensemble d'un film. Pourtant, celui The Hunted nous dit à peu près tout ce que l'on apprend au cours du visionnement du film. Les deux protagonistes jouent au chat et à la souris du début à la fin, sans même s'arrêter une seule fois pour que l'on puisse apprendre à les connaître moindrement. Un film comme The Fugitive, qui se voit grandement immité ici, possédait deux personnages principaux auxquels on s'identifiait et on s'attachait. The Hunted, de son côté, nous balance deux inconnus et tente désespéremment - et sans succès - de créer une sorte de lien forcé père-fils entre eux. Jones et Del Toro font ce qu'ils peuvent avec leur rôle respectif, mais ne peuvent sauver les meubles.
Le réalisateur William Friedkin a connu une carrière par moments impressionnante (il a remporté un Oscar en 1971 pour The French Connection), mais il semble bel et bien avoir perdu sa touche. Il y a trois ans, il nous servait un autre film d'action à caractère militaire bien ordinaire, The Rules of Engagement. Comme il l'a fait alors, Friedkin injecte artificiellement des trucs visuels et sonores à The Hunted qui ne fonctionnent pas la moitié du temps. Angles de caméra inclinés, montage rapide, tout y passe, mais rien n'impressionne.
Une réalisation faible combinée à un scénario vide ne peut tout simplement pas constituer un mélange gagnant. Peut-être n'est-ce pas non plus le moment le plus propice, en tenant compte du climat mondial actuel, pour voir un militaire assoiffé de sang au grand écran?...
-RJ
Cote: C-
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