HIGH FIDELITY
Cast: John Cusack, Iben Hjejle, Jack Black, Todd Louisot
Année: 2000
Studio: Touchstone
Longueur: 118 minutes
Classé Général

Le titre de "High Fidelity" ("Haute Fidélité" en v.f.) a un double sens: le premier désignant le terme musical de disques musicaux, le second parlant du status amoureux dans lequel Rob (John Cusack), le héros du film, se trouve. Rob, voyez-vous, est aussi maniac de musique; il possède un magasin vendant de vieux disques et n'a pas de quoi se plaindre de ce côté. Mais du côté de la romance, ça ne va vraiment pas pour le mieux: la dernière petite-amie de notre héros vient de le laisser, et elle ne fait que s'ajouter à une triste liste de relations qui ont mal tourné avec des conquêtes. Rob décide alors, en pleine crise, de dresser un "Top 5" des plus importantes ruptures amoureuses de sa vie.

Autant John Cusack offrait une performance rafraichissante et drôle l'an dernier dans "Being John Malkovich", autant il est mauvais ici. Et j'insiste, sa présence fait couler le film en grosse partie. Je dirais même affreux, chose assez surprenante compte tenu du talent tout de même prouvé de cet acteur. Il récite dans "High Fidelity" la quasi-totalité de ses lignes comme un vulgaire débutant dans le métier, en plus de faire de Rob un gars peut-être ordinaire, mais dont on se fiche également éperdument. D'ailleurs, l'intérêt que "High Fidelity" soulève se fait assez mineur. La réalisation n'a aucune espèce de rythme (l'absence de thème musical n'aide certainement pas) et aucun des personnages (surtout pas l'abrutit antipathique d'assistant de Rob joué par le tout aussi stupide Jack Black) ne peut suciter quelque passion en ce film, comme celle que Rob vit pour la musique. Seul de courtes apparitions par de plus grosses vedettes comme Tim Robbins, Catherine Zeta-Jones et Joan Cusack nous sorte de notre somnolance. Un gars comme Oliver Stone est capable de donner le goût du football avec "Any Given Sunday" à des gens n'ayant aucune affinité avec le sport. Frears, par contre, ne fait que limiter son public aux grands amateurs de musique et laisse pour compte, n'allant jamais réellement en profondeur des personnages. Bien sûr, on peut à la limite, malgré les prestations lamentables du cast en général, croire à ce qui se passe à l'écran. Mais si au moins ou pouvait s'y intéresser... --RJ

 

Cote: C

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