HEARTBREAKERS
Cast: Sigourney Weaver, Jennifer Love Hewitt, Gene Hackman, Jason Lee, Ray Liotta
Année: 2001
Studio: MGM
Longueur: 123 minutes
Classé Général - Déconseillé aux jeunes enfants

Le duo à la tête de la comédie Heartbreakers (Les Enjôleuses en v.f.) ne pourrait être plus unique. De part, on a en Sigourney Weaver une actrice mûre talentueuse ayant déjà fait ses preuves à plus d'une reprise, mais aussi sexy qu'une vadrouille. De l'autre côté, on a droit à Jennifer Love Hewitt, une jeune beauté américaine ayant la capacité d'avoir l'air nue même habillée, mais ayant autant de talent pour jouer que...Freddie Prinze Jr. Okay, non je dois l'admettre, peut-être pas à ce point-là, mais disons-la loin du pur talent. Et ce que les deux donnent ensemble? Bof, rien de catastrophique, mais un résultat dont on peut aisément se passer.

Max (Weaver) et Page (Hewitt) se font mère et fille, respectivement, et se servent de cette union de façon assez spéciale. L'ainée réussit à marier des hommes de son âge, pour que seulement quelques temps après le mariage Page ne s'introduise dans le décors sous une autre identité et séduise le pauvre clown dans le but qu'il comette l'adultère, et que Max puisse en retirer divorce et gros lot au plan de vue monétaire. Heartbreakers suit surtout leurs aventures sur le cas difficile d'un riche mais âgé et mourant millionaire président d'une compagnie de tabac (Gene Hackman). Et lorsque ce dernier fait partie du décor, on a du plaisir. On rit, on embarque, et on est diverti à souhait. Mais lorsque le réalisateur David Mirkin (Romy And Michele's High School Reunion) tente de nous faire avaler une douce histoire d'amour entre Page et un autre charmant jeune homme (Jason Lee), le contact est vite coupé.

Idem se produit lorsque Heartbreakers prêche dans la bonne volonté forcée et tente de bourrer son contenu déjà trop long de sentiments poussés, invraisemblables et auquel on ne croit pas un instant. Heartbreakers, tout comme What Women Want, fonctionne à son plein régime lorsque son (ou dans le cas présent ses) héro(ïne)s agissent de façon immorale et sans le moindre remords, ce qui cause rires et fait bien couler le récit. Mais le niveau redescent vite lorsqu'on tente de force de les rendre soucients, volontaires de se racheter. Si dans What Women Want Mel Gibson réussissait à soutenir le film malgré ses embûches, Weaver et Love Hewitt n'affichent pas la capacité de le faire ici. Et ce qui passe de comédie légère de bonne nature tombe dans le mélodrame ridicule et l'humour forcé. --RJ

 

Cote: C

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