HARDBALL
Cast: Keanu Reeves, Diane Lane, John Hawkes, Bryan Hearne, Julian Griffith, Michael B.Jordan, D.B. Swooney
Année: 2001
Studio: Paramount
Longueur: 106 minutes
Classé Général

Pour tous les scénaristes ayant un jour rêvé d'écrire un script ayant à sa base une jeune équipe sportive, ne vous cassez pas la tête. Il y a une formule à suivre, et votre scénario sera assurément acheté par Hollywood! Pourquoi pas? De Hoosiers (basketball) à The Mighty Ducks (hockey), ils suivent tous le même chemin. Un groupe de gamins défavorisés ne cesse de perdre. Arrive alors un entraîneur égoïste ne connaissant rien aux jeunes. Il entraîne l'équipe, et lui montre à gagner en même temps qu'il découvre les joies de la rédemption. Trouvez-moi alors l'utilité dans ce monde d'une autre production qui ne déroge pas à une seule de ces "règles", comme Hardball (L'Enjeu en v.f.)!?!

Il n'y en a pas. Hardball n'a pas vraiment de raison d'être produit, ni même d'être vu si on a déjà visionné à peu près n'importe lequel de ces films qui reviennent tous au même. Ça n'en fait pourtant pas non plus un mauvais film. Même qu'à plusieurs égards, le film fonctionne. Keanu Reeves essaye du plus fort qu'il peut de jouer avec crédibilité le rôle de Conor O'Neill, un joueur compulsif endetté par-dessus la tête et qui, poussé à la limite, accepte d'entraîner une équipe de jeunes garçons noirs d'un quartier pauvre de Chicago. Et oui...vous voyez tout venir. Il le fait pour l'argent au début, y prend goût et réalise du même coup que sa vie précédente ne valait rien, il commence à les faire gagner et gagne simultanément leur amour (ainsi que celui de leur professeure - Diane Lane), leur procure de nouveaux uniformes, et les ammène même à un match professionnel des White Sox.

Bon, cela étant dit, Hardball s'avère affreusement prévisible, et étant prévisible, le film est clairement trop long, tirant de la patte dans son dernier mille. De plus, Keanu Reeves sera toujours Keanu Reeves, l'homme aux deux performances solides sur deux décennies de carrière (dans Speed et Devil's Advocate), et même s'il est s'efforce du mieux qu'il peut d'être crédible, ça ne fonctionne pas toujours. Et quand le scénario essaye de rajouter une petite trame dramatique impliquant un fâcheux "accident" arrivant à un des joueurs, on le regrette davantage pour l'échec prétencieux que cela constitue que pour l'aspect dramatique dans le récit.

Hardball évite facilement, malgré sa base peu solide, d'être un navet, c'est que même avec son manque flagrant d'originalité, le film nous rejoint. Ces jeunes viennent aisément chercher notre sympathie, et son souhaite vraiment que Conor devienne heureux. Le discours de ce dernier, lorsqu'il dit à ses jeunes équipiers, que l'une des choses les plus importantes dans la vie est simplement de "se présenter" constitue aussi un beau moment sincère. --RJ

 

Cote: C+

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