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| THE GLASS HOUSE |
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| Cast: Leelee Sobieski, Stellan Skarsgaard, Diane Lane, Trevor Morgan
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| Année:
2001 |
| Studio: Columbia |
| Longueur: 115 minutes |
| Classé G - Déconseillé aux jeunes enfants |
Les mauvais films à suspense pour ados possèdent à peu près tous une importante caractéristique commune: on vient à en rire. The Glass House (La Maison de Verre en v.f.), comme tant d'autres petites productions médiocres précédentes juvéniles, nous fait davantage rigoler qu'autre chose. C'est bien plus qu'un ensemble de clichés, c'est une avalanche de ridicule qui nous tombe dessus trop vite - et trop souvent - sans lâcher.
Leelee Sobieski, une jeune starlette qui n'a toujours pas prouvé à ce jour son potentiel, tient le rôle principal de Ruby Baker, une adolescente qui perd ses parents un soir dans un accident de la route. Avec son frère Rhett (Trevor Morgan), elle va habiter chez ses anciens voisins, les Glass, un couple autour de la quarantaine composé de Terry (Stellan Skarsgard) et Erin (Diane Lane). Ce qui commence donc par une sorte de mélodrame sur l'orphelinat soudain se transforme subitement - hey, on n'a pas le choix, on veut faire un suspense! - en tentative de thriller. Tentative dis-je bien, car il n'y a pratiquement un mouvement que l'on ne voit pas venir d'avance dans The Glass House.
Et lorsque l'on ne peut le voir venir, c'est parce que c'est simplement trop absurde pour croire qu'un réalisateur (dans ce cas Daniel Sackheim, un vétéran de la télévision américaine) ose autant insulter l'intelligence du public. Non mais croit-il vraiment que l'on va gober toutes les frousses banales et les incroyables improbabilités qu'il veut si désespéremment nous faire avaler? Ruby qui tombe juste au bon moment sur une conversation louche impliquant Terry à son bureay; Ruby qui tombe sur des appels téléphoniques compromettants entre Terry et ses associés; Ruby qui tombe sur Erin qui a l'air de s'injecter de la drogue (non non, ce n'est que pour son diabète!); Ruby qui tombe sur une dispute entre les deux membres du couple; Terry qui a l'air de vouloir s'en prendre à Ruby alors qu'il lui installe sa ceinture de sécurité en voiture; etc. Quand le scénario prend à la base l'audience pour des idiots, et que par surcroît le réalisateur semble en être un, les chances pour que l'on embarque dans l'histoire se font assez minces.
D'autant plus que la héroïne ne nous est jamais particulièrement sympathique. Elle a peut-être l'air d'une fille de son âge, mais est-ce que ça fait automatiquement d'elle un personnage pour lequel on est enclin à prendre parti? Ruby nous paraît bien plus désagréable que Terry et Erin combinés ensemble. Ces deux derniers (avant que l'on apprenne leurs vraies motivations, évidemment), traîtent les enfants avec beaucoup de décence, de respect et de gentillesse. Comment Ruby réagit-elle? Elle fouine toujours, partout, ne respecte à peu près rien ni personne, et sourit aussi souvent que les soldats sur Omaha Beach au début de Saving Private Ryan. Et même lorsque l'on apprend que Terry est méchant - ne craignez rien, ce n'est pas un gros "punch" - on n'aime pas vraiment plus Ruby. Même chose pour son petit frère. Terry et Erin constituent peut-être les vilains, mais on peut presque les pardonner de vouloir se débarasser des deux jeunes.
Et inévitablement, après tous ces gros plans peu subtils sur le visage "terrifié" de Sobieski, après toutes ces images se voulant sinistres de la maison des Glass la nuit, après ces "menaçants" effets sonores de tonnerre, arrive bien sûr l'escalade de ridicule à la fin, où les deux pauvres enfants tentent d'échapper au meurtrier devenu intuable. Rendu à ce point-là dans The Glass House, on a déjà dépensé trop d'énergie à rire pour qu'il nous en reste pour avoir peur ou se soucier du destin des personnages. --RJ
Cote: D
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