FREQUENCY
Cast: Dennis Quaid, Jim Caviezel, Andre Braugher, Elizabeth Mitchell
Année: 2000
Studio: New Line
Longueur: 118 minutes
Classé 13 ans+

Un rêve de bien des gens devient possible dans "Frequency" ("Fréquences" en v.f.): celui de communiquer avec les morts; et ce, pas à la manière de "The Sixth Sense". C'est justement grâce à une aurore boréale apparament bien extraordinaire que John Sullivan (Jim Caviezel) réussit à explorer une "nouvelle dimension", rejoignant par ondes radio son père Frank (Dennis Quaid)... ce dernier mort depuis précisément 30 ans. John utilisera donc cette opportunité hors du commun pour prévenir la mort de Frank, sans se douter par contre que son geste allait changer le cours de l'histoire, mettant en danger maintenant sa propre mère (Elizabeth Mitchell).

La chose la plus spéciale que j'aie personnellement noté de "Frequency" réside dans le fait que la quasi-totalité de ses points faibles sont liés ou causés par ses points forts. Par exemple, le récit possède à la base l'idée touchante de montrer (enfin) une belle relation père-fils et, de façon très réussie, autant lorsque l'on se trouve dans le passé que dans le présent. Il se fait alors bien surprenant que les retrouvailles ne s'avèrent pas particulièrement spéciales ou suffisament touchantes. Autre exemple: si le scénario et le réalisateur Gregory Hoblit (qui avait mené Edward Norton à sa première nomination aux Oscars pour "Primal Fear") ont la bonne idée de non seulement bien développer l'idée de cette troisième dimension, mais en plus de s'en servir efficacement pour construire un thriller (qui contient ses bons moments de suspense en plus), comment expliquer certains dénouements très décevants? L'un de ces derniers constitue évidemment l'identité et l'implication du fameux meurtrier que Frank et John tentent de stopper à travers le temps. C'est précisément à partir du moment où le tueur se pointe que le film descend jusqu'à ce qu'il nous serve une finale très loin de la hauteur à laquelle le reste se trouvait. Cependant, s'il y a une chose incontestable dans "Frequency", c'est clairement les performances. Hoblit dirige ses deux principaux et même son banal cast de soutien avec brillot, sortant spécialement de Quaid et Caviezel des prestations qui devraient les rendre mieux évalués par les yeux du public. Tant mieux, car ce sont deux acteurs qui démontrent dans "Frequency entre autres que, comparant à le film dans lequel ils évoluent, ils sont capables de durer d'un bout à l'autre. --RJ

 

Cote: B

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