FOR LOVE OF THE GAME
Cast: Kevin Costner, Kelly Preston, John C. Reilly
Année: 1999
Studio: Universal
Longueur: 144 minutes
Classé Général

Quand on dirait qu'on a perdu sa "touche magique", on retourne souvent à nous l'a donné, cette touche. Et cela est d'autant plus vrai à Hollywood. Un nouvel exemple de cela est Kevin Costner, avec "For Love of the Game" ("Au-Delà du Jeu et de l'Amour" en v.f.), un drame portant sur ce qui l'a rendu en bonne partie célèbre, el baseball. Costner incarne ici Billy Chapel, un lanceur de 40 ans sur le bord de la retraite qui doit disputer son dernier match au Yankee Stadium à New York alors que Jane (Kelly Preston), sa petite amie vient juste de lui annoncer qu'elle le quittait pour un emploi à Londres. Et pendant la durée de ce match (interminable, d'ailleurs), Billy se remémore ses plus jeunes années ainsi que sa relation avec Jane.

Comme je viens tout juste de le mentionné, le match est interminable. Pas les séquences de baseball (car elles constituent en partie les quelques bonnes séquences), mais le film en entier. C'est loooong et tellement prévisible qu'on peut deviner les répliques ou les fins de phrases avant de les entendre. Et plus d'une fois. Comme la grande majorité des autres films portant sur le sport, "For Love of the Game" emploit les clichés à absolument tous les endroits où il est possible d'en mettre. Rajouté à la longueur et à des grosses failles dans la réalisation de Sam Raimi (qui avait pourtant surpris avec "A Simple Plan" en '98), ça devient sérieusement exaspérant. De plus, le personnage de Costner ne vaut certainement pas près de 2 heures et demi; encore moins celui de Preston, et encore moins leur histoire d'amour simplement ennuyante, pas très crédible et n'apportant pas un soupçon de nouveau. Je dois admettre que certaines choses sont réussis, dont quelques séquences de jeu et l'idée d'entendre ce que Billy a à dire aux frappeurs adverses du monticule (et encore là, ça aurait été mieux qu'on entendre ce qu'il pense dans sa tête, pas ce qu'il dit à voix haute comme absolument aucun lanceur sain d'esprit ne fait). Dans le fond, il n'y a vraiment grand chose de bon dans "For Love of the Game". Et ça n'aide surement pas quand on voit des uniformes avec des numéros impossibles comme 80, 60, 64 et 27, entre autres, et qu'on essait de mettre du suspense en fin du match dont on connait déjà la fin avant le premier lancer. --RJ

 

Cote: D

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