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| THE FAST AND THE FURIOUS |
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| Cast:
Paul Walker, Vin Diesel, Jordanna Brewster, Michelle Rodriguez, Rick Yune, Vinnie Jones |
| Année:
2001 |
| Studio: Universal |
| Longueur: 107 minutes |
| Classé 13 ans+ |
Vous avez entendu le plus récent cas d'accident automobile au Québec? La tragédie est survenue dans les environs de Montréal. Quatre jeunes au volant, dont une qui ne connaît pas deux des autres, roulent à plus de 250 km/h sur l'autoroute. Et vous savez quoi? Trois sur quatre meurent, l'autre sévèrement blessée. QUELLE SURPRISE! La société entière envoie comme message que les voitures sont cools, que la vitesse au volant représente la liberté et la virilité, et que plus ton moteur a du style, plus tu en as. Et avec des films comme The Fast and the Furious (Rapides et Dangereux en v.f.) qui arrivent sur les écrans de cinéma et récoltent des sommes faramineuses au box-office, on est certainement pas près de régler le problème.
Pourquoi, parce que The Fast and the Furious est affreusement mauvais? Non; en fait, j'ai aimé le divertissement. L'histoire n'a peut-être rien de génial (un policier (Paul Walker) tente d'arrêter la bande d'un criminel automobile (Vin Diesel) et tombe du même coup amoureux de la soeur de ce dernier), mais on a droit à ce que pas mal tout ce qu'une simple production du genre peut nous offrir en bonne quantité. Belles filles, belles bagnoles, poursuites spectaculaires, etc. Comparé au lamentable Gone in 60 Seconds, ça semble le paradis cinématographique. Les deux acteurs principaux affichent le charisme nécessaire, la réalisation de Rob Cohen (The Skulls) surprend, et on ne voit pas le temps filer. Bien sûr, le scénario conventionnel et le manque de profondeur quelconque nous saute au visage, mais il n'y a rien de vraiment catastrophique.
Toutefois, lorsque l'on pense aux messages que la population adolescente va retirer de The Fast and the Furious, on peut s'inquiéter. Non seulement fait-on des criminels des alliés pour l'audience, mais on force le spectateur à les aimer et à soucier d'eux, presque plus que le héros même. Mais encore là, ça peut presque se pardonner; jusqu'à cinq minutes de la fin. Car au moment où l'on arrive à cette finale (stupide, en passant), et que l'on voit devant nos yeux un film "jeune" lancer clairement à son public une glorification du crime et un message d'insoucience ("allez, conduisez en fou, il n'y aura pas de conséquence de toute façon"), on ne peut que se dire, si l'on a un minimum de maturité, que si l'on vivait dans une société plus responsable et moins hypocrite, ce genre de chose ne passerait tout simplement pas. --RJ
Cote: B
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