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| DIE ANOTHER DAY |
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| Cast: Pierce Brosnan, Halle Berry, Toby Stephens, Rick Yune, Judi Dench
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| Année:
2002 |
| Studio: MGM |
| Longueur: 132 minutes |
| Classé 13 ans+ - Violence |
Die Another Day (Meurs un Autre Jour en v.f.) fonctionne pour toutes les raisons que les derniers films de la série James Bond échouaient: le plaisir de bâtir un vrai film, et non pas un vulgaire exercice.
Ce 20ème épisode a été réalisé par Lee Tamahori (Once Were Warriors), et dès la séquence d'ouverture, on se sent en de meilleurs mains qu'auparavant. Le segment d'action traditionnel se distingue, à l'image du film entier d'ailleurs, de ceux de The World Is Not Enough et Tomorrow Never Dies, par exemple, par son courage d'essayer. Essayer quelque chose de nouveau, au risque de déplaire aux fans de la série. Avoir le courage de montrer le héros en surface implacable maintenant sous un plus mauvais jour, se faisant maltraiter. Le voir, même lorsque enfin sorti de cette impasse, se faire rétorquer par sa supérieure, M (Judi Dench), qu'il "n'est plus d'aucune utilité à quinconque dorénavant". C'est là que Die Another Day nous annonce en grand que la franchise entière se trouve enfin sur le voie ascendente.
Ce n'est pas dire que le film nous concocte un scénario révolutionnaire ou même moindrement intelligent - c'est un James Bond, après tout. Cependant, c'est lla joie que prend l'équipe de Die Another Day à justement exploiter ce script typiquement Bond et d'en faire un produit amusant, nous rappelant des bons vieux films. Pierce Brosnan, incarnant pour la quatrième fois l'agent 007, bien que déjà convaincant auparvant, affiche véritablement pour la première fois son plaisir suave qui nous fait trouver le héros profondément cool à nouveau. Similairement, Halle Berry, la nouvelle Bond Girl, efface les mauvaises mémoires récentes de Denise Richards, Sophie Marceau et Michelle Yeoh, en s'amusant avec le rôle peu subtil de Jinx, une agente américaine épaulant (entre autres choses) Bond. Dès leur première scène ensemble, Brosnan et Berry "cliquent" ensemble, tout comme le font Brosnan et son rival ici, un riche et puissant politicien anglais (Toby Stephens).
Et le tout roule pour plus de deux heures passant relativement vite, pour nous mener à la finale en Islande, où on met vraiment le paquet. La séquence est aussi divertissante qu'elle est purement artificielle, et ça en fait sa particularité. Tamahori se tache quelque peu lorsqu'il commence à se prendre au sérieux (chaque utilisation qu'il fait notamment du ralenti s'avère carrément mauvaise), mais lorsqu'il demeure dans la ligne dans laquelle il s'est aventuré dès le début, la balade qu'il nous propose charme par son indépendance et sa vigueur. --RJ
Cote: B+
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