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| THE CONTENDER |
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| Cast: Joan Allen, Jeff Bridges, Gary Oldman, Christian Slater, Sam Elliot |
| Année:
2000 |
| Studio: Dreamworks |
| Longueur: 126 minutes |
| Classé Général |
Le féminisme se fait de plus en plus sentir, il n'y a pas le moindre doute possible là-dessus. Et le cinéma ne fait pas l'exception en tant que médium pour diffuser cet idéalisme. Le drame politique The Contender (La Candidate en v.f.) représente probablement l'un des meilleurs exemples de l'année à Hollywood. Un film d'une certaine qualité indéniable, mais penchant fortement vers les lamentations que la femme comme tel ne peut virtuellement pas percer dans les domaines importants, dont évidemment la politique.
La femme concernée, dans ce cas fictif, se nomme Laine Hanson et est interprétée avec subtilité par l'actrice d'une fiabilité déconcertante Joan Allen. Elle est sur le point d'être nommée vice-présidente à la Maison Blanche par le président Américain Jackson Evans (Jeff Bridges) mais voilà qu'inévitablement, d'importants pépins se jètent l'un après l'autre sur son chemin. Le plus majeur tourne autour d'un antécédent sexuel peu glorieux que Laine aurait eu à son temps à l'université et qui se voit ressortir en public par un groupe de politiciens vicieux menés par le juge Shelly Runyon (Gary Oldman) dans le but d'empêcher sa nomination.
Rod Lurie, ancien critique de cinéma âgé de moins de quarante ans, signe avec The Contender son projet le plus important, ayant écrit et réalisé la production. Et il se fait évident qu'il connait ce dont il parle. Il réussit à nous transporter derrière les coulisses d'un monde fascinant et pourtant, s'il savait le faire sur la page, il semble ne pas trop comment si prendre dans sa narration visuelle. Lurie dirige irréprochablement ses acteurs tous efficaces (bien que je soutiens que Bridges et Allen aient tous deux véritablement volé leur nomination respective aux Oscars), mais il n'est jamais capable de donner à son film un rythme suffisant pour devenir prenant à un degré suffisant. De plus, il ne donne pas à son oeuvre la complexité dont elle aurait besoin à quelques égards. Par exemple, on nous montre sur un tableau écrit noir sur blanc que les Républicains sont le cancer et les Démocrates sont le remède, au lieu de laisser à l'audience le choix libre d'essayer d'en sortir leur propre opinion sur un sujet loin d'être aussi simple que The Contender le laisse paraître.
The Contender se prend grandement au sérieux, et c'est la plupart du temps excusable, avec l'impressionant cast se jouant une véritable partie d'échecs. Bridges constitue un président charismatique et idéal, alors qu'Oldman sacrifie son aspect esthétique pour livrer la meilleure performance du lot, réussissant l'exploit d'éviter de faire de son personnage une vulgaire carricature (qu'un acteur moins talentueux aurait facilement fait). Il donne à Runyon un look particulier que l'on respecte autant que l'on déteste. Allen commande également le respect dans le rôle principal, faisant preuve d'une classe et d'une pureté qui nous donne confiance en elle que l'on soit en accord avec ce qu'elle fait et pense ou non. Et Christian Slater, dont la carrière va en zig-zags, joue avec conviction un jeune Démocrate à la recherche de la vérité.
Pour un film qui se voulait supérieur à la moyenne et visant les prix de fin d'année, The Contender ne possède certainement pas assez de profondeur et d'énergie. Mais comme un simple drame abordant quelques questions brûlantes d'actualité sans nécessairement y répondre correctement, c'est une valeur sûre. --RJ
Cote: B
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