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| THE COMPANY |
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| Cast: Neve Campbell, Malcolm McDowell, James Franco |
| Année:
2003 |
| Studio: Sony Pictures Classics |
| Longueur: 111 minutes |
| Classé Général |
On a si peu vu Neve Campbell depuis quatre ans que l'on ne sait plus trop si elle doit encore être classée dans la catégories des "superstars". Depuis la fin de la trilogie Scream, ses projets se comptent sur les doigts d'une main, et elle n'a toujours pas connu le moindre succès commercial depuis. The Company (v.o.ang. seulement) ne risque pas de changer la tendance, mais n'a pas cela comme objectif non plus. La production représente un travail de coeur pour Campbell, une danseuse talentueuse dans sa jeunesse (elle faisait partie des Grands Ballets Canadiens), puisque l'histoire est centrée sur le Joffrey Ballet de Chicago. En fait, l'histoire est le Joffrey Ballet de Chicago: le scénario, co-écrit par Campbell et Barbara Turner, ne s'attarde même pas à développer la moindre trame dramatique, préférant davantage une observation générale du travail de ces artistes.
Compte tenu de la structure pour le moins inorthodoxe, le choix de Robert Altman à la réalisation fait parfaitement du sens. Altman utilise son style simple, ne tentant jamais de cacher le petit budget de son film. Cela ne l'empêche pas de donner un certain cachet aux nombreuses séquences de danse qu'il tourne. Son numéro d'ouverture, puis une autre, en particulier, où une ballerine danse en solo suspendue à un câble blanc, s'avèrent merveilleux. Altman va aussi chercher de Malcolm McDowell (de A Clockwork Orange, évidemment) une peformance distrayante, dans le rôle du gérant de la troupe, en plus de faire de Campbell une actrice radieuse à nouveau.
Le film n'échappe toutefois pas à sa propre identité: en se faisant aussi anti-narratif, The Company peut difficilement nous garder vraiment accrochés pour les 111 minutes qu'il dure. Sans en faire un récit traditionnel, on voudrait néanmoins pouvoir se mettre sous la dent un peu plus que des séquences de pratique et de danse intercoupées par de brèves scènes anonymes (un souper, un mariage, une soirée dans un bar). Cela a ultimement l'effet pervers de nous détacher peu à peu non seulement de l'"histoire", mais également des présentations de danse; à l'instar, Chicago maintenant l'énergie à un niveau et un rythme effreiné, avant d'exploser en fin de parcours pour nous laisser littéralement exhaltés. The Company se fait de plus en plus terne, et nous demande une patience qui n'aboutit pas à grand chose en bout de ligne. Le film plaira probablement aux adeptes de danse et de ballet, mais mérite d'être vu aussi d'être vu par un public général en vidéo, ce qui permet d'aller à l'essentiel: les beaux numéros musicaux. --RJ
Cote: B-
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