CAPTAIN CORELLI'S MANDOLIN
Cast: Nicolas Cage, Penelope Cruz, John Hurt, Christian Bale
Année: 2001
Studio: Universal
Longueur: 129 minutes
Classé 13 ans+

Captain Corelli's Mandolin (La Mandoline du Capitaine Corelli en v.f.) ne raconte rien de trop nouveau. L'histoire d'un capitaine de l'armée italienne, Antonio Corelli (Nicolas Cage), qui, pendant la Seconde Guerre Mondiale, tombe pour un jeune femme grecque, Pelagia (Penelope Cruz), une habitante d'une petite île paradisiaque que les Italiens envahissent. La demoiselle se trouve déjà engagée à un autre Grec, Mandras (Christian Bale), et elle ne tombe pas rapidement sous les charmes du soldat étranger. Le titre se réfère à l'instrument musical dont le héros joue avec sa troupe, tentant toujours le plus possible de se faire poli et agréable, malgré les conditions difficiles.

Même si Nicolas Cage reçoit le crédit d'acteur principal, Captain Corelli's Mandolin demeure vraiment le film de Penelope Cruz. Elle tient la vedette à elle-seule et, dans un premier rôle principal de grande envergure, elle excelle. Elle parvient à jouer à merveille tout l'arc émotionnel que son personnage emprunte. Quelques mois après son plus petit rôle dans Blow, elle livre une seconde performance remarquable consécutive. Cage a beaucoup moins offrir, pour la simple et bonne raison que son personnage en a moins. On s'attache vite et facilement à lui, mais certains points agaçent, comme sa grande passion pour la musique. Pas parce qu'en soit ça ne colle pas au récit, au contraire. Plutôt parce que le scénario (basé sur le roman de Louis DeBernières) ne sait pas comment l'utiliser. On en montre un peu, mais pas assez. Au lieu de devenir un symbole profond d'amour, d'espoir ou de vie, la mandoline du capitaine Corelli ne sert à ce dernier qu'à séduire Pelagia. À sa décharge, j'ajouterai toutefois que les petits segments musicaux s'avèrent tout à fait superbes.

Mais le grand problème du scénario survient dans ses derniers milles. Jusque là constant, assez vraisemblable et prenant, le script fait preuve d'un grand manque de courage, de réalisme et de subtilité. Sans rien divulguer de précis, mentionnons la survie exagérée de deux personnages, tous les deux qui auraient été mieux de succomber au profit de la qualité du film. John Madden (Shakespeare in Love) a réalisé Captain Corelli's Mandolin, et il paraît ici malheureusement beaucoup plus insécure de nous offrir une histoire amoureuse vraiment inoubliable comme celle de son effort précédent. Jolie musique, splendides images, efficace jeu d'acteurs, et intérêt général relativement soutenu compensent pour des failles dommages. --RJ

 

Cote: B

Retour

 

Hosted by www.Geocities.ws

1