LES BOYS
Cast: Marc Messier, Rémy Girard, Patrick Huard, Serge Thériault, Paul Houde, Luc Guérin
Année: 1997
Studio: Lions Gates
Longueur: 107 minutes
Classé 13 ans+ - Langage vulgaire

Pour les nombreus publics qui l'ont acclamé, Les Boys, la "comédie" québécoise de Louis Saïa est, je le dis tout de suite, un vrai, beau gros navet. Un flop authentique qui ne fait que faire honte au Québec sur le plan cinématographique, spécialement considérant les millions que le film a réussi à récolter en salles, battant même Elvis Gratton - dommage. Mais d'un côté, c'était prévisible: ça parle de hockey, c'est léger (trop), simple (beaucoup trop), vulgaire, et même cave. Bref, tous les ingrédients pour faire un succès monstre commercial au Québec. Il se fait donc tout aussi normal que le film se soit fait écrasé par la critique, et tant mieux, si c'est bien la seule chose que cette production de dernier niveau n'a pas réussi à conquérir.

Ces "Boys" constituent en fait plusieurs hommes différents (et tous plus banals les uns que les autres) qui se rejoignent une fois par semaine pour disputer un match de hockey dans une ligue de garage. Les choses se corsent toutefois (si je peux utiliser une telle expression) lorsqu'ils doivent affronter une plus grosse équipe et parvenir à la vaincre pour sauver l'entraîneur des Boys, Stan (Rémy Girard) et le bar dont il est propriétaire.

Les Boys s'avère le genre de comédie qui ne fait que décourager le spectateur avec le moindre goût et sens critique au fur et à mesure qu'elle avance (si je peux ici aussi utiliser une telle expression). On a droit à l'ABC des gags prévisibles et d'une simplicité outrageuse (dont inévitablement quelques uns sur le statut politique du Québec), à une intrigue aussi mince que les personnalités des héros, ces derniers évidemment tous incarnés par le même ramassis de la dizaine d'acteurs Québécois recyclés que l'on voit partout. Où The Mighty Ducks, par simple exemple, fonctionnait, Les Boys est un échec lamentable.

Et si au moins, au strict minimum, on nous offrait de bonnes séquences de hockey (et je ne demande pas nécessairement quelque chose de spectaculaire), ça réussit peut-être à faire oublier tout ce qu'il y a de mauvais à côté (et on sait comment il y en a!). Mais non, et loin de là. La réalisation ridiculement incompétente de Saïa combinée à une photographie et une conception visuelle littéralement répugnantes est en fait si affreuse que ça donne presque envie, comme tout le reste de cette comédie sans humour désespérée d'ailleurs, de carrément accrocher ses patins à tout jamais. --RJ

 

Cote: D

Retour

 

Hosted by www.Geocities.ws

1