
|
| BEDAZZLED |
 |
| Cast: Brendan Fraser, Elizabeth Hurley, Frances O'Connor
|
| Année:
2000 |
| Studio: 20th Century Fox |
| Longueur: 93 Minutes |
| Classé Général |
Les acteurs se voient souvent offrir un moment de faire leurs preuves. Par exemple, lorsque Jim Carrey nous a ébahit dans The Truman Show, on sait tous rendus compte que le jusque là "grimmaceux" de l'heure à Hollywood savait faire pas mal plus que ça. Pour un gars comme Brendan Fraser, sans faire preuve de préjugés, il est peut-être un peu tôt pour penser à incarner les Truman Burbank et Andy Kauffman. Mais il reste qu'après George of the Jungle, Blast From the Past et Dudley Do-Right, un projet comme Bedazzled devait avoir l'air à l'origine d'une production bien importante pour la carrière du comique natif de l'Illinois. Il incarne dans ce remake du réalisateur Harold Ramis (Analyze This) du film de 1967, Elliot Richards, un perdant-né au grand coeur rejeté de tous. La "chance" frappe à sa porte un beau soir lorsque que le Diable en personne (joué par nul autre que la jolie Elizabeth Hurley) lui propose de lui exaucer sept souhaits en retour de son âme. Il accepte bien sûr l'imposant contrat mais, malgré sa bonne volonté, se fait rouler dans chacun de ses souhaits par Satan, évidemment à de drôles de fins.
Pour tous les rires que Bedazzled peut réussir à procurer, je me suis tout de même trouvé frustré après le visionnement. Frustré principalement du manque de courage de Ramis et de la production en général. Bedazzled possède tout le potentiel pour devenir une délicieuse voire même excellente comédie romantique, mais ne semble jamais le réaliser, y allant plus souvent qu'autrement de gags et de situations pas très osées. Ça fonctionne à plus d'une reprise, mais ça ne s'avère clairement pas suffisant. Pourquoi ne pas avoir mieux exploité la richesse potentielle résidant dans l'idée des sept voeux piégés? Pourquoi faire d'Elizabeth Hurley un Satan dont on n'a jamais peur, et qui ne possède comme seul véritable atout de la lingerie moulée? Pourquoi faire de Frances O'Connor une femme si banale que l'on ne peut comprendre l'obsession constante du héros pour elle? Pourquoi donner assez d'espace à Fraser, et pratiquement pas à Hurley? Et, finalement, pourquoi finir aussi platement un récit trop court? Tant de questions à répondre pour Ramis que pour plusieurs membres de la production. S'ils se trouvent incapables de répondre à cela, ils possèdent toutefois de leur côté bien des arguments, dont le principal difficile à nier: Bedazzled est amusant. À un niveau facile, peut-être; avec peu de profondeur, certainement. Mais ça nous amuse et ça détent. Si Hurley déçoit (par sa performance, comprenez-moi bien), Fraser brille dans un rôle semblant pourtant unidimensionnel. Il réussit d'ailleurs à lui-seul à nous arracher des sourires avec tous ses efforts qui l'aident en bout de compte. Ceux, comme moi, ayant sur-estimé Bedazzled" à l'origine se verront bien déçus; ceux, par contre, n'espérant qu'une simple centaine de minutes facilement divertissantes seront servis. --RJ
Cote: B
Retour
|