
|
| THE ANIMAL |
 |
| Cast: Rob Schneider, Colleen Haskell, John C.McGingley, Edward Esner, Guy Torry, Louis Lombardi |
| Année:
2001 |
| Studio: Columbia |
| Longueur: 83 minutes |
| Classé Général |
Le succès inattendu de la comédie Deuce Bigalow: Male Gigolo a entraîné en bonne partie la popularité qu'a connu The Animal (Animal en v.f.), une autre comédie stupide mais divertissante mettant en vedette Rob Schneider. C'est également la même équipe de producteurs, ainsi que le même producteur exécutif - Adam Sandler. Et on croit souvent dans The Animal assister à une suite de Deuce Bigalow, tellement le genre est identique. Cela étant dit, vous avez aimé le premier, donnez la chance au second, il s'avère meilleur. Sinon, je ne saurais trop vous recommender avec assurance cette production plus ridicule qu'autre chose.
Ridicule mais drôle. Je dois l'admettre tout de suite: ce film m'a fait rire, parfois même aux éclats. Ce n'est en aucun cas un grand film ou même une comédie remarquable, mais elle distrait vraiment. Schneider, né pour jouer des perdants, prend ici la vedette dans le rôle - et oui, d'un perdant - de Marvin Mage, un imbécile rêvant de faire partie de la police. Pour l'instant il ne sert que d'assistant, mais après un grave accident de voiture, il se voit remplacé plusieurs de ses organes par ceux...d'animaux. Au début, la transformation tourne à son avantage: il détecte avec son odorat dorénavant perfectionné un sac d'héroïne pure et est ainsi promu. Mais très vite, il éprouve de plus en plus de difficulté à contenir ses instincts animaux...
Vous le voyez, plutôt évidemment: The Animal ne demande jamais d'être pris au sérieux. Même les scènes où Marvin se remémore la bravoure de son défunt père se voient tournées à la blague, dont une hilarante et surprenante où, alors qu'il est en train de contempler un article de journal de lui, le chien de la voisine vient lui voler, ce qui entraîne une poursuite entre les deux. C'est là où Schneider excelle - à se faire niaiser à l'écran. Autant dans ses vieux sketchs de Saturday Night Live que dans sa petite apparition dans Big Daddy ou alors dans Deuce Bigalow, les meilleurs moments sont toujours ceux où il se fait carrément humilier, point. The Animal ne fait pas exception. Les séquences les plus drôles surviennent toutes lorsque Marvin perd la face involontairement. Après, la quantité de rires diminue grandement. L'acteur ne possède pas les talents requis pour faire les grimaces ou jouer au charmeur, et tant qu'il ne le comprend pas, Schneider crée des scènes brisant le rythme de ses films.
Le charme en question, il l'utilise principalement aux bénéfices de Colleen Haskell (la participante de l'émission Survivor l'an dernier), qui interprète l'intérêt amoureux du héros. Son personnage se fait bien utilisé. On évite la sentimatalité grotesque, offrant simplement de petits moments de tendresse sans sérieux. Mais je vous le dit maintenant: surveillez bien Haskell, ceci pourrait fort bien constituer l'amorcement d'une jolie carrière d'actrice. Du moins, elle semble avoir le potentiel pour. Quant à Schneider et au reste du cast, je leur laisse le bénéfice du doute; ils ne donnent rien d'exceptionnel, mais se font tous suffisament efficaces pour ce genre de matériel.
The Animal écoule bien le temps pour un public fatigué à la recherche de quelquechose de pas compliqué. À un peu moins d'une heure et demie, le film passe vite et bien qu'on n'en sorte guère plus intelligent, on se retrouve toutefois plus détendu et divertit. C'est la tâche d'une production comme The Animal, et à ce niveau, je me dois de le recommander. --RJ
Cote: B
Retour
|