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| 28 DAYS |
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| Cast:
Sandra Bullock, Viggo Mortensen, Dominic West, Elizabeth Perkins
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| Année:
2000 |
| Studio: Columbia |
| Longueur: 103 Minutes |
| Classé 13 ans+ |
Le titre de 28 Days (28 Jours en v.f.) représente en fait la période de temps pour laquelle Gwen Cummings (Sandra Bullock), une quasi-alcoolique, est envoyée pour désintoxication dans un pavillon spécial pour un accident de voiture en état d'ébriété. Et rendu dans cet établissement pour le moins inconventionnel, Gwen devra apprendre, parfois à son désagrément, que fêter n'est pas la seule chose dans la vie.
28 Days a été écrit par Susannah Grant, la même à qui on doit Erin Brockovich. Et les deux films ont étrangement un élément important en commun: la prestation extraordinaire de leur actrice principale. Autant Julia Roberts était bonne dans Erin Brockovich, autant l'est Sandra Bullock dans 28 Days. Bullock, après une série de films détestés par la critique, livre une performance qui peut difficilement laisser indifférent. Elle rend son personnage déjà très intéressant encore plus humain, vrai, quelque chose d'assez rare aujourd'hui malheureusement. Bullock se démarque d'ailleurs d'un casting un peu terne (même la présence du pourtant excellent Steve Buscemi) et souvent gâché par ses personnages secondaires ridiculement trop carricaturés. Cela est un des points que l'on peut facilement reprocher à 28 Days.
Il y aussi que le film mêle sans doute trop l'humour et le drame pour pouvoir se faire une vraie identité. En effet, comparativement à, par exemple inévitable, American Beauty, le mélange ici ne fonctione pas à merveille. Mon opinion personnel est que l'on aurait peut-être dû opter avec plus de prononciation du côté dramatique, ce qui aurait été assez facile et efficace (les flashbacks que l'on nous présente de l'enfance de Gwen sont déjà une réussite, qui en aurait été une encore plus grosse mise dans un film à caractère plus dramatique). C'est un peu comme si on avait ajouté de l'humour à Affliction: les flashbacks de l'enfance du personnage principal de Nick Nolte abusé par son père (James Coburn) auraient perdu de leur efficacité. De plus, l'humour, bien qu'il réussit à faire sourire plusieurs fois, n'est franchement pas remarquable.
Voilà pour le négatif. Mais 28 Days n'est pas un mauvais film pour ça; il ne passe pas même proche d'en être un. Bullock vaut pratiquement à elle seule le déplacement en plus d'une histoire portant à réflexion et d'un film simplement réussi dans l'ensemble, sans grosse prétention, mais avec un charme certain et une qualité générale parfaitement respectable. --RJ
Cote: B
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