LES ARTS CHINOIS

 

SOMMAIRE

 

quelques mots sur les arts chinois…

 

            Un peu d'histoire

L'Europe et l'Art chinois…

 

Quelques sites concernant les arts chinois

 

Bibliographie

 

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quelques mots sur les arts chinois…

 

            Un peu d'histoire

 

L'immense territoire chinois (dix millions de km² dans ses limites actuelles) a vu naître et s'épanouir une civilisation originale issue des traditions des populations agricoles et sédentaires, les Han, vivant des les régions centrales du Shanxi, du Shaanxi et du Henan. Sur ces éléments autochtones se sont greffés les divers apports de tribus en contact avec la Chine par la biais d'échanges commerciaux par voie terrestre ou maritime, lors d'expansions territoriales de l'empire chinois ou d'invasions barbares. Les Han, groupe de population de culture chinoise le plus important, ont imposé au cours des siècles, leur mode de vie et de pensée aux peuples moins développés, installés sur leur territoire: montagnards, nomades des steppes et des déserts, pêcheurs et chasseurs du littoral méridional. L'éthique confucéenne, les croyances taoïstes et plus tard la spiritualité bouddhique qui ont régi la vie chinoise ont servi de catalyseur à ces peuples et ont permis l'éclosion de cultures et de styles régionaux. L'écriture au moyen d'idéogrammes a été le vecteur d'une civilisation dont le rayonnement se fit sentir jusqu'en Corée et au japon.

 

La diversité géographique du monde chinois a conditionné les modes d'existence des différentes populations. La Chine occidentale, aride, au climat sec, est constituée des hautes montagnes de l'Himalaya et de bassins comme celui du Tarim. Ces régions inhospitalières, peu propices à la sédentarisation, ont été les terres des pasteurs et des nomades, et les voies de circulation vers le monde indien et le Proche-Orient. En revanche, la Chine orientale, tant au Nord qu'au Sud, a été le domaine des grandes réalisations artistiques et le creuset où se sont fondus les divers apports extérieurs. De nombreux centres artistiques s'y sont développés depuis l'époque néolithique présentant des spécificités, donnant naissance à des cultures régionales interactives. Les riches terres loessiques qui bordent le fleuve Jaune (Huanghe) et ses affluents, ont vu se constituer le premier Etat centralisé. Le Sud-Est de la Chine, au climat chaud et humide, refuge des empereurs et des lettrés fuyant les envahisseurs barbares venus du Nord, offre des traits caractéristiques. Ses régions rizicoles, arrosées par le fleuve Bleu (Yangzijiang), ont suscité des peintures et ont été le foyer des meilleures productions céramiques.

 

Les importantes découvertes archéologiques qui ont été effectuées au cours des dernières années en république populaire de Chine ont suscité en Europe un très vif intérêt. Les récentes fouilles qui se sont succédées depuis quarante ans ont révolutionné toute l'histoire de l'Art de la Chine et le travail énorme qui a été réalisé a peu souffert de la révolution culturelle qui, dans d'autres domaines, a eu des effets désastreux. L'histoire de la Chine ne manque pas en effet de catastrophes de ce genre. Les divergences d'idées politiques menaient très souvent à la guerre et avaient, surtout sur les arts, des conséquences effroyables. Les maisons et les palais étant construits dans des matériaux très légers, un seul incendie suffisait à réduire en cendres une ville entière avec toutes ses œuvres d'art, que ce soit peintures murales, sculptures murales, sculptures en bois ou parchemins. Certains souverains contribuèrent encore à allonger la liste de ces pertes. Li Yuandi (552 – 555), par exemple, empereur d'un petit royaume du sud de la Chine, fit brûler son énorme collection de peintures lorsqu'il prit la décision de se faire moine bouddhiste.

De tels exemples de destruction, qu'ils aient été intentionnels ou le fait du hasard, expliquent qu'il ne reste que très peu d'œuvres d'art réalisées dans des matériaux fragiles, datant des premières dynasties.

 

            L'Europe et l'Art chinois…

 

C'est aux archéologues qu'on doit d'avoir changé l'idée absolument fausse qu'on se faisait de l'art chinois en Europe. Aux yeux des européens, toute la culture chinoise apparaissait comme emprisonnée dans une tradition rigide et les artistes leur semblaient incapables de développer une nouvelle forme d'art. Cette image avait été répandue par les européens – commerçants ou missionnaires – qui s'étaient trouvés confrontés brusquement avec la culture chinoise et n'étaient pas en mesure de comprendre une esthétique qui leur était tout à fait étrangère. Cette sous-estimation injustifiée de l'art chinois – il n'empêche que nombre de tables princières européennes se paraient de belles porcelaines de Chine – reposait tout d'abord sur un malentendu de l'idée de tradition: la tradition était, en effet, pour les peintres chinois beaucoup plus importante qu'elle ne l'était pour les peintres occidentaux. Elle constituait la base indispensable à l'évolution personnelle de l'artiste. Celui-ci devait d'abord être en mesure de comprendre parfaitement les modèles anciens qu'il s'était choisi et de les reproduire. Ce n'est qu'après qu'il pouvait oser créer quelque chose de nouveau ou même de révolutionnaire. Il ne faut pas voir de contradiction dans cette opposition qu'on retrouve constamment dans l'art chinois entre les peintres conventionnels reproduisant presque fidèlement  des styles anciens et les peintres excentriques qui prenaient volontairement le contre-pieds de leurs collègues. Car ces deux groupes avaient l'un comme l'autre, acquis la maîtrise de leur art grâce à une formation solide dans les styles traditionnels. Cette opposition était due moins à des raisons artistiques que politiques. Les excentriques manifestaient de façon subtile, par leurs expériences de style, leurs divergences d'idées avec le gouvernement tandis que les peintres conventionnels étaient soumis à celui-ci vu qu'ils en étaient également dépendants financièrement.

On peut voir dans les nécessités religieuses une troisième raison à ces explosions artistiques à l'encre et au pinceau. Les adeptes du bouddhisme zen voyaient dans la réalisation rapide de l'œuvre l'expression de leur expérience religieuse, et de la révélation.

 

Nous voulions donc en prenant la peinture comme exemple, démontrer que l'idée que les européens se faisaient de l'art chinois était foncièrement erronée. Car on trouve dans le domaine artistique des évolutions à toutes les époques mais ces évolutions étaient soumises à des conditions tout autres qu'en occident. Finalement, la mauvaise impression que les européens avaient de l'art chinois venait du fait que les objets rapportés au 18ème et 19ème siècle par les missionnaires ou commerçants n'étaient bien souvent que de qualité médiocre….

 

Quelques sites concernant les arts chinois

 

 

Le musée de Shanghai, lieu incontournable pour celui qui visite la Chine. On retiendra notamment la salle des porcelaines présentant de très belles pièces parmi les plus belles que l'on peut trouver en Chine continentale, ainsi que les jades. Mais n'oubliez pas également de vous rendre dans la salle des sceaux, et celle des bronzes, c'est absolument splendide. En fait, il vous faudra au minimum deux bonnes heures pour en faire le tour.

 

 

Un site très bien fait sur le musée national de Taipei.

 

 

Un très beau site sur le mobilier chinois.

 

 

Une adresse pour les amoureux des arts modernes. Intéressant et surprenant…

 

Bibliographie

 

Pour compléter cette lecture, vous pouvez également vous référer aux ouvrages suivants:

-         Christine SHIMIZU, L'art chinois, Flammarion, Paris, 1996.

-         Joachim HILDEBRAND, Prestige du passé - Chine, J.Lazarus, Paris, 1987.

-         Michel CULAS, Grammaire de l'Objet chinois, L'amateur, Paris, 1997.

-         Liao Jingdan, 5000 ans d'art chinois, Vander S.A., Bruxelles, 1990.

-         Li Zhiyan, Splendeur de la céramique chinoise, Editions en Langues étrangères, Pékin, 1996.

-         Feng Xianming, Selected porcelain of the flourishing Qing dynasty at the palace Museum, Forbidden City Publishing House, 1994.

-         Gabriele Sahr Becker, Les arts de la vie orientale, Könemann, Cologne, 1999.

 

 

 

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