Sir John Coape Sherbrooke
� ce moment, les dirigeant de la Nouvelle-Angleterre menace le pr�sident Madison de se s�parer de l'Union si la guerre ne prend pas fin. Cependant, au cours de l'ann�e 1814, les Am�ricains
r�sistent �prement. Les troupes de sir Georges Prevost, gouverneur en chef de l'Am�rique du Nord
britannique, sont repouss�es et l'offensive de ce dernier par le lac Champlain �choue lamentablement. Seul Sherbrooke remporte des victoires sur le terrain. Pour contraindre les
Am�ricains � n�gocier, ce lui-ci envahit une partie du Maine.
Avec son corps exp�ditionnaire, il d�barque � Castine et entreprend de soumettre toute la r�gion entre Penobscot et la rivo�re Sainte-Croix. Il r�alise son objectif en moins de quatre semaines.
Mais Sherbrooke, au cours de cette conqu�te, ne s'est pas distingu� par sa cl�mence et sa reconnaissance. En guise de r�compense pour les am�rindiens qui l'ont aid�e au cours de cette op�ration il leur fait distribuer de vieilles couvertures et des provisions avari�es.
Pour les noirs lib�r�s au cours de cette op�ration, il fait retarder la construction de baraquements pour les h�berger. Sa principale occupation sera d'organiser le syst�me de douane qui profitera grandement � la Nouvelle-�cosse. Avec les profits engendr�s par les doits de douane,
la Nouvelle-�cosse pourra faire construire la biblioth�que militaire d'Halifax et fonder le coll�de
Dalhousie.
                                                      
Gouverneur en chef
Le 10 avril 1816, Sherbrooke fut nomm� � la place de sir Georges Prevost. Ce dernier fut remplac� pour incapacit� militaire lors de la guerre de 1812. Tr�s rapidement, Sherbrooke tente de se concilier les forces politiques du Haut et du Bas-Canada. Quand Sherbrokke arrive en poste,
il fait face � une querelle entre francophones et anglophones. Le Partie Canadien avait vot� � l'assembl�e un vote "d'impeachement" contre deux des juges en chefs, Sherbrooke d�cide de
rester neutre. Lord Bathurst alors secr�taire d'�tat aux colonies, conseille � Sherbrooke de prendre
position pour Sewell. Ce dernier r�pond � Bathurst qu'il faut maintenir l'harmonie politique et qu'une politique conciliatrice semble �tre la seul solution. Cependant, pour qu'une telle politique
fonctionne, il faut �tablir de bonnes relations avec l'�v�que de Qu�bec Mgr Plessis.
La rencontre r�ussit et Sherbrooke ainis que Mgr Plessis deviennent collaborateurs et de bon amis et de plus, il fait aussi la rencontre du pr�sident de l'Assembl�e le jeune Louis-Joseph Papineau.
Sherbrooke gagne beaucoup d'influence sur Papineau et lui fait attribuer un salaire annuel de
1000 livres. Gr�ce � son talent de conciliateur, Sherbrooke fini par mettre un terme aux batailles
st�riles de l'Assembl�e lors des discussions budg�taires et de surcroit, il r�ussit � d�m�ler les affaires financi�res de la colonie. Il aide aussi financi�rement les colons qui veulent s'�tablir dans les Cantons de l'Est. En outre, il met sur pied le projet de r�union du Haut et du Bas-Canada,
mais il ne devait pas voir cette mesure s'accomplir de son vivant.
Finalement, sir John Coape Sherbrooke fut tr�s appr�ci� autant par les anglophones que les francophones de toutes tendances politiques. En 1818, Sherbrooke qui, on se le rappelle, �tait de sant� fragile fut frapp� de paralysie. Par cons�quent, il doit demander son rappel en Angleterre.
Pour l'honorer et lui montrer leur reconnaissance, les habitants du village de Hyatt's Mills lui
demande de p�ter son nom � la petite bourgade des Eastern Townships (Cantons de l'Est).
Ce dernier accepte avec plaisir l'honneur qui lui ait fait.
Sherbrooke dont le nom est fi�rement port� par un village. Sherbrooke se retire � Calverron dans
la campagne anglaise. Il re�oit � maintes reprises la visite de Mgr Plessis et de Papineau.
Sherbrooke laisse dans la colonie le souvenir d'un homme conciliant qui cr�a une accalmie dans les confrontations politiques qui devaient arriver � leur paroxysme en 1837. Il meurt doucement dans son lit en 1830.
Peter Burroughs dit: " Ce faisant, il m�rita un titre exceptionnel: celui d'�tre l'un des rares officiers
sup�rieurs de l'arm�e de Wellington dont la r�putation se rechaussa lorsqu'il devint administrateur
colonial".
                                                                                                Universit� de Sherbrooke
                                                                                                 Pascal Cyr, M.A
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