Il faut d�criminaliser la prostitution
                             pris dans la revu RG    mai 2000
            L'opposition officielle � l'H�tel de ville de Montr�al
Pour �tre plus efficace face � la prostitution de rue, il faut la l�galiser � l'int�rieur, selon le chef de l'opposition officielle � l'H�tel de ville de Montr�al, M.Michel Prescott.
"Il faut en effet prendre acte que la loi actuelle n'a gu�re contribu� � enrayer la prostitution de rue qui continue de se d�velopper � Montr�al et dans d'autres grandes villes canadiennes. Je suis donc d'avis qu'il faille engager un d�bat public qui, � terme, devrait mener � la d�criminalisation, du moins partielle, de la prostitution" selon Michel Prescott.
La d�criminalisation partielle continuerait d'interdire la prostitution de rue, mais la permettrait � l'int�rieur. Ainsi, la ville de Montr�al pourrait �mettre des permis et adopter des r�glements en vue de rendre la pratique de la prostitution plus s�curitaire et moins visible.
"L'objectif est de canaliser ainsi la prostitution dans des lieux moins d�rangeants pour les quartiers r�sidentiels; nous pourrions accorder beaucoup plus d'importance � la pr�vention et � la prostitution juv�nile".
Selon M. Prescott, " puisque la prostitution est une r�alit� avec laquelle nous devrons vivre dans le futur, autant faire en sorte qu'elle soit pratiqu�, dans toute la mesure du possible, en priv� et non en public, � l'int�rieur plut�t que dans la rue"
M. Prescott croit que l'on doit modifier les dispositions du Code criminel concernant les maisons
closes en toute l�galit� dans certains secteurs bien identifi�s de Montr�al. " Les arrestations de
prostitu�s et de clients ne permettent pas v�ritablement d'enrayer de fa�on significative la prostitution ayant lieu dans la rue. Le seul r�sultat de ces arrestations est de provoquer une mutation des probl�mes vers un autre endroit."
La d�criminalisation et la r�glementation entra�ent une r�duction de la violence envres les prostitu�s, d'apr�s Michel Prescott. Le statut ill�gal de la prostitution, particuli�rement de la prostitution de rue, se trouve � l'origine d'une bonne partie de la violence en raison de l'anonymat et de l'isolement qui sont associ�s � cette forme de prostitution. Selon lui, la d�criminalisation rendrait les prostitu�es moins d�pendantes de leur prox�n�te et leur permettrait de travailler dans des secteurs moins recul�s. Si le nombre de prostitu�s travaillant dans la rue r�gresse, les jeunes deviendront plus visibles et les mesures visant � les tenir � l'�cart du milieu gagneront en efficacit�.
Par ailleurs, le chef de l'Opposition officielle � l'H�tel de ville se montre partiellement satisfait de la d�cision de la pr�sidente du Comit� consultatif permanent sur la prostitution de rue � Monr�al,
comit� qui rel�ve du maire Bourque, de retirer son projet-pilote sur la non-judiciarisation de la prostitution de rue dans certains quartiers de Montr�al. "Cette consultation n'�tait pas cr�dible. Les gens de Sainte-Marie et de Saint-Jacques se sont sentis agress�s, comme d'ailleurs dans les exercices du genre de cette administration qui pr�pare ses dossiers derri�re des portes closes. On a affaires ici � un probl�me social tr�s complexe. On ne peut pas r�gler �a en deux soir�es qui ne servent que de soupape aux citoyens", tranche Michel Prescott. " La prostitution est un ph�nom�ne social qui rel�ve non seulement du droit criminel, mais qui touche �galement des aspects aussi divers que la sant�, la s�curit� et la vie �conomique des quartiers."
M.Prescott propose de travailler � d�velopper un consensus dans les grandes villes canadiennes sur la possibilit� de transf�rer des pouvoirs de r�glementation accrus aux provinces et aux municipalit�s. Le chef de l'Opposition fait valoir que cette approche est plus r�aliste et qu'elle est destin�e � att�nuer et � limiter les ennuis caus�s par la prostitution dans les quartiers r�sidentiels. " �tant donn� l'adsence d,instances ad�quates et de m�canismes de consultation comp�tents, on doit mettre sur pied un comit� sp�cial compos� d'experts, d'�lus et de r�sidents pour engager un large d�bat public sur cette question � Montr�al". de conclure le chef de l'Oppositions officielle � l'H�tel de ville de Montr�al.
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