LE SANG DE LA ROSE

Une note de soupir posée sur une rose,
Débordant de la coupe du coeur,
De la belle étrangère. Soeur des Genèses.
Ses lèvres enflées du désir des morts lointaines,
Des soldats, elle rêve. Rose à soldat.

Offerte au soir à l'amère étrangère.
Elle qui danse l'étrange danse,
Déposée au bord du parvis de pierre.
Tête brisée des soldats sur les marches,
Coeur fendu de la belle sur l'autel.

La rose saigne du noyau de l'être,
Qui compare-analyse la sombre vérté,
Alors se répend l'eau claire de la vie,
À l'encontre du sang gourmand de la mort.
Rose, tendre larme, souhait d'esprit qui fleurit.

La belle est endormie, légère sur sa couche,
Dans ses bras dancent les immortels soldats.
L'être se meurt sereinement, dans un chant.
Les pétales de sang dérobés par la terre goulue,
Refleuriront trop tôt, au coin d'un autre rue.

©Catherine H.
24 Mars 2005


Art work :� 2005 Daniel Presedo and Dramenon Ltd.


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