APÔTRE DE L'INSOLITE
La Création, c'est les errances du présent...
Un exquis frisellis dans les herbes longues,
Ou une blessure à coeur ouvert.
Peu m'importe :
La perfection n'est qu'une entrave,
J'aspire à refléter l'inachevé.
je surgi du royaume minéral,
Ruisselante de lumière dans ses meilleurs atours,
De mon septième cercle de l'enfer.
Transcendante.
Embrasement, malhabile, souvent,
Brouillard bleu sur l'étang noir,
Les galantes rafales qui me tourmentent.
Me poussent aussi vers le large,
Où tout est possible.
Rien ne stagne jamais,
Le mouvement : Il n'y a que ça de vrai,
Les âmes en rades sous le ponts,
Évoluent, subtiles.
C'est grave de rester assis et d'attendre,
L'Art ne surgit qu'au croisement,
De la meurtrissure et du courage.
Non, non, Il ne faut pas avoir peur! !
Bats en brèche, les murs de solitude,
A trois heures du matin.
Attaques à la machette,
Les forêts noires de rancoeur.
Hisses la vergue de fortune,
Sur un navire ardent.
Engloutissement des oeuvres mortes.
On ne peut que brûler,
D'une flame magnésium;
Affronter les écceuils du ressenti,
L'un après l'autre.
Nous, Les apôtres de l'insolite,
Ne sommes pas reconnus,
Des voyageurs d'une autre dimension.
Il nous faut marcher, résister, s'insurger.
Faire payer le prix fort pour nos rêve,
Aux pourvoyeurs de la rûche.
Affronter la métamorphose chenille-papillon,
Briser la lumiére du prisme assourdissant,
Ou bien, ensevelir, nus et sans linceul,
Les corps sans vie des histoires...
Jamais contées.
©Catherine Henry
16 Avril 2005
Retour à la page d'accueil :