29 août 2006
Joël-Denis Bellavance
Le député bloquiste Benoît Sauvageau a perdu la vie de façon tragique hier matin quand le véhicule qu'il conduisait a violemment percuté une remorqueuse garée en bordure de la rue Notre-Dame, à Repentigny.
La mort du député de 42 ans, qui fait partie de la première cuvée de députés bloquistes élus en 1993 avec Lucien Bouchard, a profondément secoué les troupes souverainistes dont, au premier rang, le chef Gilles Duceppe. M. Sauvageau laisse dans le deuil son femme Jacinthe Amireault, et quatre filles âgées de 5 à 15 ans.
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Le Service de la sécurité publique de Repentigny a ouvert une enquête hier afin de déterminer si l'utilisation du téléphone cellulaire a joué un quelconque rôle dans cet accident mortel.
Quelques minutes avant l'accident, M. Sauvageau s'était entretenu au téléphone cellulaire avec un proche collaborateur de Gilles Duceppe, afin de s'assurer de la présence du chef bloquiste à une activité de financement qui devait avoir lieu au cours des prochains jours dans sa circonscription fédérale de Repentigny.
Le sergent Paul Diamond a confirmé à La Presse hier que les enquêteurs examinent plusieurs hypothèses. « Nous analysons la scène de l'accident. Il va y avoir une autopsie. Nous sommes encore en train de rencontrer des témoins. Tout cela nous permettra d'avoir des réponses aux questions. Tout peut être en cause. Le cellulaire peut être en cause. Un malaise peut être en cause. Une distraction peut être en cause. Tout cela fait partie de l'enquête en ce moment », a-t-il affirmé.
Débat relancé sur le cellulaire
Si l'enquête des policiers confirme que l'usage du cellulaire a été un facteur déterminant dans cet accident, cela risque de relancer le débat visant à proscrire l'utilisation de cet appareil au volant. Au Québec, le gouvernement Charest a déjà indiqué qu'il voit d'un bon oeil les recommandations d'un comité de l'Assemblée nationale pour interdire l'usage du cellulaire en voiture.
Un porte-parole du chef bloquiste, Frédéric Lepage, a indiqué que M. Sauvageau avait discuté au téléphone avec Martin Carpentier, responsable de l'organisation au cabinet de M. Duceppe, en matinée. « Ils n'étaient pas en conversation au moment de l'accident », a tenu à préciser M. Lepage.
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