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19 novembre 2005

Ne vous laissez pas conduire
par votre téléphone cellulaire

DELSON - Le téléphone cellulaire au volant est là pour rester, n'en déplaise à ceux qui voudraient qu'on l'interdise dans les voitures. La majorité des Québécois estime qu'on devrait en limiter l'utilisation plutôt que l'interdire.

Normand Laberge

Cette opinion est partagée par le policier attitré à la prévention pour la Régie de Roussillon, René Fleury.

" C'est la loi du gros bon sens qui prime, a-t-il souligné. Pourquoi pénaliser ceux qui utilisent leur cellulaire intelligemment au détriment d'une minorité qui ne le font pas ? "

M. Fleury est de ceux qui croient que les automobilistes qui utilisent un téléphone cellulaire au volant devraient avoir la politesse de le faire en rangeant leur véhicule en bordure de la route.

" Utiliser son cellulaire en cas d'urgence pour deux minutes est une chose, mais le faire trente minutes pour discuter avec sa mère en est une autre ", a-t-il ajouté.

Mario St-Pierre, relationniste à la Société de l'assurance automobile du Québec, est d'accord avec les propos avancés par le policier communautaire.

Selon lui, l'automobiliste ne doit pas se laisser conduire par son cellulaire, pour employer une publicité de l'organisme.

" Avoir un cellulaire à bord de son véhicule peut être pratique, mais cela ne signifie pas qu'on doive l'utiliser en conduisant ", a-t-il mentionné.

Pour rouler en toute sécurité, la société recommande de prendre la route et de laisser la messagerie vocale prendre les appels.

" Un conducteur qui doit absolument répondre à un appel peut demander à un passager de le faire à sa place, ou encore se ranger dans un endroit sécuritaire pour lui-même et pour les autres usagers de la route ", a noté le relationniste.

Risques d'accidents élevés
Bien que les accidents reliés à l'utilisation du téléphone cellulaire ne soient pas nombreux, M. St-Pierre précise que les risques sont tout de même présents compte tenu qu'il représente une source importante de distraction.

Une étude menée en 2001 par l'Université de Montréal montre en effet que les risques d'accidents sont plus élevés chez les utilisateurs du cellulaire que les non-utilisateurs. Avec plus de deux millions d'abonnés au Québec, le potentiel de risques d'accidents est très élevé.

M. St-Pierre est d'avis qu'un conducteur qui parle au cellulaire en conduisant se concentre davantage sur sa conversation plutôt que sur ses manœuvres de conduite.

" D'autres études démontrent que la nature de la conversation augmente le risque d'accidents, a-t-il noté. En ce sens, l'utilisation d'un téléphone de type mains libres représente tout autant un danger, contrairement à la croyance populaire. "

Quant à savoir si l'utilisation du téléphone cellulaire au volant cause des irritations chez certains automobilistes, un sondage Léger Marketing démontre qu'ils sont à peine 21 % à penser ainsi.


page mise en ligne par SVP

Guy Maguire, webmestre, SVPsports@sympatico.ca
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