Sur la normalisation
de la situation et de la vie quotidienne
dans les régions tchétchènes
libérées des bandes terroristes
Le 15 novembre 1999 le Vice-Premier Ministre de la Fédération de Russie M. Nikolaï KOCHMAN et le Ministre des Affaires Etrangères de la Fédération de Russie M. Igor IVANOV ont rencontré les ambassadeurs et chargés d'affaires des autres pays du G8 ainsi que de Finlande, de Norvège et de la Commission de la Communauté Européenne.
N.Kochman a informé les ambassadeurs de la situation économique en Tchétchénie et surtout de celle des personnes déplacées. Il a attiré leur attention sur le fait que dans 4 de 5 régions tchétchènes libérées il n’y a pas effectivement d’habitations ou de bâtiments administratifs détruits suite aux opérations militaires, tandis que dans une seule région on aperçoit de petites destructions. En même temps de graves dégâts ont été causés aux infrastructures économiques de Tchétchénie par les bandes terroristes tchétchènes. Les bandits ont mis hors de service des fils de contact de chemins de fer, ils ont démoli des systèmes de communications, ils ont fait sauter une station électrique destinée à approvisionner en électricité deux régions libérées ainsi que plusieurs lignes électriques, etc.
De graves problèmes persistent dans le domaine de la santé publique. Quinze mille habitants des régions libérées sont infectés de la tuberculose, depuis trois derniers ans les enfants ne sont nullement vaccinés.
N.Kochman a soulignée que pour aujourd'hui 3 régions de Tchétchénie ont déjà commencé à recevoir du gaz et de l'électricité pour leurs maisons, les deux autres les auront à partir du 18 novembre.
Le Ministère de l’Education de la Fédération de Russie a envoyé aux régions libérées 130 mille manuels et des meubles de classe. Actuellement 46 de 67 écoles déjà accueillent des élèves.
Maintenant fonctionnent l'hôpital central de la ville de Znamenskoë et les hôpitaux de district, le Ministère de la Santé Publique leur ayant fourni des médicaments nécessaires et ayant déployé deux hôpitaux auxiliaires.
Le 16 novembre on recommencera le paiement des salaires pour les enseignants, le 21 novembre – pour les médecins et infirmiers et vers la fin du mois on recommence le paiement des allocations sociales.
La communication directe ferroviaire et routière entre les villes de Mozdok et de Kizliar est rétablie.
Dans toutes les régions libérées ont été formées des administrations civiles travaillant en contact avec les commandantures militaires.
D’après N.Kochman, le nombre de personnes déplacées sur le territoire d’Ingouchie est trop exagéré. En réalité, il ne dépasse pas 70 à 75 mille personnes dont 11 à 13 mille sont installées dans 8 camps de tentes, les autres habitant à des appartements privés.
Le gouvernement de la Fédération de Russie a décidé de retourner vers le 25 décembre la plupart des personnes déplacées en Tchétchénie dans leurs habitations. Il est aussi prévu d'y installer jusqu'à 5 camps de tentes.
Régulièrement y arrive l'aide humanitaire en provenance du Gouvernement de la Fédération de Russie. Selon N.Kochman, un mécanisme détaillé de sa distribution a été mis au point. La base centrale du Ministère fédéral des Situations Urgentes se trouve à la ville de Mozdok et envoie cette aide par la voie ferroviaire et par le biais du transport routier à la disposition des commandants militaires dans les régions. D'après les listes fournies par les chefs d'administrations, cette aide est adressée strictement à ceux en Tchétchénie qui en ont réellement besoin. De la même manière on assure un contrôle efficace sur la distribution des pensions, salaires et allocations qui sont payés par les divisions financières des commandantures militaires, etc.
En répondant sur les questions posées par les ambassadeurs, I.Ivanov a remarqué que la Russie est disposée de coopérer avec ces organismes internationaux qui se disent prêts à fournir une aide humanitaire. Pourtant le cas se complique par le fait que les chiffres de cette aide reste insignifiants bien que la plupart des organisations parlent d'une telle volonté depuis un mois et demi. La partie russe a déjà accueilli un bon nombre de missions relevantes de ces organisations mais leurs voyages dans le Caucase du Nord ne se limitent que par les déclarations. Au fond, ce sont des missions d'inspection, pas celles d'affaires. Moscou, bien sûr, peut continuer à accueillir de telles missions encore pendant quelque temps mais ce processus ne peut pas durer à l'infini. On a besoin d'une aide réelle.