S’est posé en
douceur sur mon coeur en tristesse.
Je l’ai regardé
puis me suis tournée la tête.
Pourquoi me tracasser
? S’aurait été bête !
Belle comme une
colombe, une main tendre m’a apprivoisée,
A effleurer ma peau et
fait dire les mots cachés de mon
coeur.
Elle lui a donné,
presque en silence, un moment de douceur
Sans rien attendre,
sans rien n’offrir, sans rien demander.
Tel un ami, un coeur
tendre a entendu les mots hurlés de mon coeur
En mal d’aimer, en
mal de ne pas guérir d’un amour perdu.
Il a osé regarder les
cicatrices laissées par un passé ardu
Sans fuir, sans juger,
juste pour comprendre ma douleur.
Tel un rayon de
soleil, un jeune homme au coeur de
gamin
A réveillé en moi ce
besoin de tendresse enterré
Sous les cendres de la
déception et du chagrin
Et là j’ai pleuré
l’océan qui me m’habitait jusqu’à m’en libérer !
Puis, tel un soleil,
sa patience, sa compréhension ont éclairé ma vie!
J’ai compris que je
fuyais tout ce qui pouvait redonner vie à mon coeur !
J’ai laissé mon
coeur parlé librement, mais non sans peur...
Et là j’ai vu brin
de tendresse, caresses, coeur, ami, gamin réunis !
Comment ne pas aimer
ce tendre ami pourtant gamin ?
Devrais-je à mon tour
apprivoiser ce coeur meurtri
Ou juste fuir à
nouveau pour trop craindre les chagrins ?
Ou simplement me
laisser bercer dans la tendresse de cet ami ?
Patsi (12 mars 2000)