Toi,
amitié
Pourquoi
ne deviens-tu pas l’ami de l’amour, chère amitié ?
Tu
pourrais lui apprendre qu’on ne joue pas avec les cœurs,
Que
les mots vides de sens pour lui sont grandeur
À
toi qui sais comment ils peuvent blesser ou apporter.
Tu
lui dirais que rien n’est parfait mais que tout est beau,
Qu’il
ne faut que savoir regarder au-delà des mots,
Qu’au-delà
des apparences, se trouvent des trésors camouflés
Sous
des masques pour taire des douleurs qu’il a provoquées.
Tu
lui apprendrais que parfois, il est bon de rêver,
Que
nous avons le droit de rire, de jouer avec candeur,
Que
tout cela est source de courage pour avancer,
Que
se donner le droit de se reposer est l’essence du bonheur.
Avec
toi, il apprendrait à découvrir les coins de paradis,
Cachés
souvent à coté de nous, sous un chêne de cent ans,
Au
milieu d’un champ enneigé, près d’un lac dormant,
Partout
où tu amènes la liberté et laisse derrière toi les soucis.
Tu lui dirais les mots cachés de mes silences quand une peine Une injustice ou
une
douleur amène des perles à mes yeux,
Ou
lorsque les mots sont barrières pour dire combien je l’aime,
Et
que mon bonheur est de le savoir, à mes cotés et heureux !
Mais
il faudra aussi lui dire qu’il me fait peur,
Qu’il
devra apprivoiser patiemment mon cœur
Qui,
trop souvent s’est fait leurrer par des imitations
De
ce bel amour chaleureux et sans conditions…
Claire février 2002