La
tristesse de mes yeux
Tu
me dis que ça te peine un peu
De
voir la tristesse dans mes yeux.
Ce
n’est pourtant que peu de pleurs
Échappées
de mes profondeurs.
Il
y a, bien camouflé, un océan
Dans
lequel mon être se noie.
Mais
ne t’en fais pas pour moi !
Quand
je le voudrai, il sera perdant !
C’est
que moi, pauvre folle,
J’ai
un grand amour, une idole.
Mais,
vois-tu, jadis, je l’ai chassé
Puis
le très haut l’a rappelé.
Je
le cherche dans les gens rencontrés,
Dans
tous les visages, toutes les mains
Et
je ne vois pas bien les beautés
Que
Dieu met sur mon chemin.
Je
suis fatiguée de ce fol amour.
Bientôt,
je lui dirai adieu.
Alors
je tarirai pour toujours
Ce
grand océan qui noie mes yeux.
Oui,
bientôt tu verras, ami,
Comme
mon visage peut être beau
Lorsque
je souris à la vie.
Demain,
je te ferai ce cadeau !
patsi