J’ai peur de te perdre !
Comment veux-tu que je n’aie pas peur
quand tu reviens vers moi ?
L’air heureux, épuisé, distant,
me disant qu’au loin tu respirais mieux,
Comme si notre maison te semblait une cage
et te rend presque malheureux ?
Comme veux-tu que je sourie,
que je n’aie pas peur de te perdre, toi !
Je sais combien tes gestes sont tendres,
combien tes mots savent calmer,
Combien tes bras réconfortent,
comment tes lèvres savent embrasser.
Je sais que ton regard trouble
et les blessures que ta voix adoucit.
Je sais que tu es ce que bien des cœurs recherchent
au hasard de la vie.
J’ai peur qu’une belle demoiselle ose poser
ses yeux sur toi !
Qu’elle effleure tous ces trésors
et que son coeur soit en émoi.
Que ton coeur afin trouve un amour
à sa grandeur, à sa jeunesse.
Que tu vois mes cheveux blancs
et que ma vie perdre ta tendresse.
Je n’ai que peu pour te retenir,
juste mon amour venu d’un coeur
Que la vie a blessé plus d’une fois,
trop de fois même !
Toi, tu as ta jeunesse, tes ambitions,
tes rêves de grand bonheur !
Moi, il me reste que le désire de te voir heureux !
Oh ! Que je t’aime !
Si tu partais vers d’autres chemins,
je ne pourrais que remercier Dieu
De te savoir enfin dans un monde digne
de ton coeur tendre
Pourtant j’en mourais, je le sais,
je n’aurais plus rien à attendre
De cette vie qui afin m’a montré
ce qu’est être heureux !
Je t’aime et pour la vie,
mon tendre amour !
Patsi