Boule de tendresse
Vas loin de moi, tendre ami satanique !
Déjà, dans ma vie j’ai pris trop de risques !
Je ne sais trop comment te dire que ta tendresse
Deviendra ta perte et sera ma détresse.
Le monde se meurt de ce que, toi,
tu as trop à donner.
Tes mains brûlent les peaux
que tu oses effleurer
Jamais une seule femme ne pourra satisfaire
Ces besoins que tu as de donner et de plaire.
J’ai osé laisser mon corps s’enflammer
Sur le parcours de tes doigts presque impudiques
Et là mon coeur hurle en silence
à la seule pensée
D’un autre corps dormant à tes cotés, repu.
Je tourne la page doucement sur ce court instant
Qui a réveillé en moi les souvenirs d’antan
Où je me donnais corps et âme,
presque sans pudeur
À cet unique amour qui fut la source
de trop de malheur.
Vas loin de moi, boule de tendresse !
Non ! Reviens avant que je me noie dans l’ivresse
Pour n’avoir pu, au moins encore une fois
Satisfaire mon coeur en émoi !
Frileuse 18-02-00