On explique souvent la carence des mesures de prévention dans les pays pauvres par un manque de moyens financiers.
Il est vrai que ces pays donnent la priorité au fait d'assurer un meilleur train de vie à leurs habitants, notamment au niveau de la nourriture et du logement.
Cependant, on se rend compte de plus en plus que ces pays ne peuvent faire l'impasse sur de telles mesures, car lors d'éruptions volcaniques, ce sont les vies de milliers d'habitants qui sont en péril, ainsi que les constructions et bâtiments;une région entière peut ainsi être dévastée.
En 1994, l'ouragan Derby frappait l'île antillaise de Sainte-Lucie, provoquant inondations et glissements de terrain catastrophiques.Le coût des pertes agricoles s'est élevé à 12% du PNB de l'île en 1993.
Si ces coûts avaient �t� réduits de 1%, l'investissement dans des mesures de prévention se serait révélé rentable.
Cependant, il est difficile de mobiliser les pouvoirs publics tant qu'on ne dispose pas d'études détaillées qui montrent que les avantages des dispositifs de prévention compensent largement leur coût.
Il est vrai que les exemples d'inégalités entre les peuples menacés par le phénomène sont frappants:le cas du Nevado del Ruiz (24740 morts) reste dans les mémoires comme l'une des éruptions les plus meurtrières;cependant, à la même époque, en Californie et au Japon, les bâtiments anti-sismiques ont brillement supporté le choc des derniers tremblements de terre.Ce fut aussi le cas des maisons californiennesde type ancien qui avaient subi un traitement approprié.
Voici d'ailleurs un document concernant le Nevado del Ruiz qui confirme s'il en était besoin les difficultés à se consacrer à la prévention dans les pays pauvres:
Les autorités colombiennes avaient été prévenues du danger qui menaçait les populations dans les vallées situées en aval du volcan.
Mais d'une part, la Colombie n'avait pas les appareils nécessaires à la surveillance du volcan et, d' autre part, elle ne disposait ni de moyens logistiques et financiers ni des plans indispensables à la prise en charge de dizaines de milliers de personnes.Par comparaison, l'éruption du mont Saint-Helens aux Etats-Unis, le 18 Mai 1980, a fait 65 victimes.
Dès le réveil du volcan deux mois plus tôt, la région avait été évacuée et le volcan mis sous étroite surveillance.C'est une règle générale, malheureusement le sous-développement aggrave énormément les effets des catastrophes naturelles.
Pourquoi cette catastrophe n'a-t-elle pas été évitée?
La Colombie n'avait pas les appareils nécessaires pour surveiller le volcan et ne pouvait pas prendre en charge les dizaines de milliers de personnes en danger.
Expliquer l'affirmation contenue dans la dernière phrase du texte:
Elle signifie qu'une catastrophe naturelle ne provoque pas les mêmes dégâts d'un pays à l'autre.
Dans les pays développés, dont les moyens financiers sont supérieurs aux pays en développement, les catastrophes sont moindres.