Au bonheur du jour




Le mois de novembre

1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31

Retour Page d'Accueil

Archives

C'est ici

 


Aujourd'hui

dimanche le 2 novembre

Petit dimanche soir tranquille. Je viens de terminer de manger et j'écoute L'Art de la Fugue de Jean-Sébastien Bach, interprété selon un arrangement pour orchestre par les Violons du Roy sous la direction de leur fondateur Bernard Labadie. Je ne puis résister à l'envie de copier ici ce qu'en dit ce dernier dans un paragraphe du feuillet : "Toute considération historique mise à part, mon propos est de démontrer que par-delà la science immense qui sous-tend L'Art de la Fugue, cette oeuvre n'est pas la pyramide froide, austère et inaccessible que les commentateurs y voient depuis 250 ans : c'est une oeuvre complexe certes, mais ludique dans son essence, un bouillon de culture où le jeu, en élaborant des structures vertigineuses, nourrit l'émotion la plus vraie et la plus profondément touchante parce qu'elle englobe toutes les facettes de l'esprit humain : le rationnel, l'émotionnel et le spirituel." Un peu plus loin, toujours au sujet de L'Art de la Fugue, il ajoute qu'il s'agit là d'un "immense voyage au coeur du génie humain (...) qui pousse déjà à un point jamais atteint auparavant (ni depuis) la mécanique des concepts sonores accessibles à l'esprit humain." Nous vivons dans une bien belle époque que celle qui nous permet de goûter ces oeuvres extraordinaires dans la quiétude de notre foyer et de les réentendre à satiété, tant que le besoin n'est pas comblé, que l'âme ne devient pas elle-même musique. Je ne suis nullement une spécialiste de la musique, je ne puis pas en parler de manière savante, mais j'en suis une avide consommatrice puisqu'elle m'est essentielle. Et Bach est, entre tous, celui qui me tire vers l'Infini qu'il me laisse entrevoir.

J'ai pris soin de quelques-unes du million de petite tâches que j'avais à faire, mais avec peu de succès parfois. Ainsi, je remettais depuis un bon moment l'achat d'un bracelet de remplacement pour une montre que ma fille m'avait offerte, qui était brisé. Vendredi, je me suis rendue à la bijouterie et en ai choisi un très joli qui a été installé sur le champ. Hier, en voulant la passer à mon poignet, j'ai réalisé que le bracelet avait été installé dans le mauvais sens. J'y suis donc retournée en fin de journée pour le faire monter correctement. Ce matin, quand j'ai finalement voulu la porter, la montre elle-même ne fonctionnait plus. Serait-ce la pile qui aurait lâché durant la nuit? Elle n'aurait pas pu le faire hier, alors que j'étais de nouveau sur place? Mais non. Comme souvent ce n'est jamais deux sans trois, je serai quitte pour une autre visite chez le bijoutier... Samedi, quand je me suis rendue de nouveau chez le bijoutier, j'arrivais d'une tentative d'aller récupérer le garage de toile enfin réparé. Je dis bien tentative, puisque je me suis cognée le nez sur la porte, ce commerce n'opérant pas le samedi après-midi, ce que j'ignorais tout à fait. J'en serai donc quitte pour y retourner dès demain matin, tôt. Cela m'a tout de même permis de descendre le long du fleuve admirer ma ville d'un point de vue que je ne vois pas souvent et je suis lentement revenue vers le pont par une jolie route panoramique.

Il faut dire qu'hier la journée était absolument superbe, douce pour la période et ensoleillée. Il reste encore suffisamment de feuilles dans les arbres pour que ce soit joli. Durant ma balade en automobile, j'ai particulièrement remarqué quelques érables pas très gros, encore tout pleins de belles feuilles rouges, qui longeaient un paisible petit chemin partant de la rue et se rendant vers le cap. Quelqu'un qui n'aurait pas su aurait pu être séduit par cette vue et imaginer une maison de rêve au bout de ce petit chemin, ainsi que la chance et le bonheur de ses habitants. Or, il s'agit d'une maison pour soins palliatifs où des cancéreux en phase terminale vont vivre leurs dernières journées dans une atmosphère feutrée, entourés de bon soins. Leur séjour dépasse rarement quelques petites semaines et il n'est souvent que d'à peine quelques jours. Comme quoi les apparences...

La gentille fée informatique m'aurait semble-t-il bricolé quelques ajustements et corrections techniques pour mon site. :-) Une chance qu'elle est là pour moi. Je vais d'abord en prendre connaissance et ensuite effectuer, dans les prochains jours, les changements nécessaires. Pour aujourd'hui, j'utilise quand même la méthode actuelle, qu'elle avait aussi bien évidemment bricolée et qui serait devenue depuis imparfaite et désuète, mais dans laquelle je suis confortable comme dans une bonne vieille paire de pantoufles. Sinon, je ne finirai jamais par mettre en ligne ces fichues entrées déjà tellement en retard, avec toutes ces manipulations et ces ajustements à plusieurs pages que je dois faire en raison du changement de mois. J'aurais dû m'y prendre un peu à l'avance. La reine de la procrastination, je vous le dis. ;-)

dimanche le 30 novembre

Ça y est, la neige est arrivée. Celle qui restera, et les signes ne trompent pas. Tôt ce matin, en levant les toiles, j'ai été saisie par toute cette beauté tombée dans le calme et le silence de la nuit. Cela nous changeait des deux dernières journées de grands vents, de pluie et de froid. Pourtant, jeudi avait été sublime, doux et tiède comme fin de septembre. Tout à l'heure, je repartirai pour la très grande ville, avec ma fille ici depuis vendredi. Je vais voir mon amie d'enfance, ma vraie filleule, mon filleul adoptif et ma très sage et compétente amie, bien que j'aie vue cette dernière avec d'autres lors de mon dernier passage dans cette ville.

Là, je m'adresse à vous, mes quelques lecteurs patients et compréhensifs. Je vous ai négligés dernièrement, parce que j'ai négligé ce journal. Et j'ai mis ce journal un peu en retrait parce que j'ai été conviée par ma vraie vie et que je m'y suis laissée entraîner. J'ai été emportée par le courant et tout a été très vite. J'ai été sollicitée par mes amitiés tous azimuts et aussi tous degrés, des plus vieilles personnes aux plus jeunes, des amitiés courantes et régulières aux plus sporadiques. Je ne sais pas trop pourquoi tout a ainsi déboulé en même temps, mais cela m'a fait beaucoup de bien. Un regain d'énergie. Sans trop le réaliser, j'avais besoin de me sentir sollicitée et un peu pressée par le temps.

Il y a aussi que dernièrement, et c'est plus important encore, ma vie intérieure a occupé une grande place et que j'ai fait des constatations, que j'ai aussi poursuivi mon questionnement par rapport à mon rôle d'humain dans le grand tout. Que j'ai beaucoup fréquenté cet endroit bien simple de silence et de paix dont je parlais il y a un petit moment. Et que ce journal ne m'apparait toujours pas propice à ce genre de questionnement très intime. C'est pour cela que j'ai quelques fois abordé la possibilité de mettre en ligne un deuxième site tout à fait anonyme celui-là et aucunement référencé (mais là je me répète encore...) Projet je ne n'ai jamais concrétisé, puisque notamment je ne savais pas bien comment partager la matière, tout cela étant tellement imbriqué en moi. Bon, une petite cure de silence diaristique ne nuit à personne... ;) En ce qui me concerne plus précisément, je n'ai pas changé, je suis toujours la même, avec mes bons et mauvais côtés, avec mes qualités et malheureusement tous mes défauts, mais je pense comprendre un peu mieux ma force et ma fragilité en tant qu'être humain. Peut-être cela fait-il partie du processus de mûrissement de l'humain, je ne sais pas, et je n'ose parler encore de ce sujet avec aucun de mes amis. Pourtant il faudra bien que cela sorte un jour, verbalement ou par écrit, quand bien même ce ne serait que pour mettre de l'ordre dans toutes ces pensées qui se bousculent mais au fond desquelles se maintiennent toujours cette espérance et cette foi. Aussi la très grande importance de l'ici/maintenant et de tous ces petits bonheurs à portée de la main et du coeur.

Voilà, je sens que la glace est brisée et j'en suis contente. Je n'écrirai pas de nouveau avant au moins mercredi prochain, et nous aurons alors abordé le mois de décembre avec ses multiples préparatifs de tous genres. Je sais que je serai affairée, mais heureuse encore une fois de l'être. Je n'en reviens pas combien l'année a passé vite, mais je pense qu'il s'agit-là d'un phénomène propre au vieillissement, celui du temps qui s'accélère et d'un certain sentiment de l'urgence de vivre à fond la vie, les liens inter-personnels à quelques niveaux qu'ils puissent être, chacun de ceux-ci ayant son importance et son rôle à jouer dans notre vie.

En ce qui concerne le pique-nique de Montréal, j'ai déjà écrit un peu à ce sujet dans une rubrique du forum de la RDJ (Wow, peut-on être plus directe!!! *rires*) Je me permets de recopier ici mon intervention, pour vous mes quelques lecteurs qui n'avez pas accès à ce secteur privé du forum.

"De retour chez moi. Vraiment, c’est un très beau regroupement que cette RDJ qui favorise la création de liens entre des gens si différents les uns des autres. Et une médaille à la personne, membre fondant ou non, qui a eu l'idée des pique-niques.

Celui de Montréal fut super sympathique. Difficile pour moi de comparer, puisque c'est évidemment le seul auquel j'ai assisté, mais quand même... J’en garderai le souvenir d'un Cego super attachant, délicat, intelligent, amusant, excellent ambassadeur, d'une Azu aux cheveux flamboyants, très chaleureuse, gazouillante, au meilleur de sa forme, d'une douce Sally tellement gentille, pleine de sagesse et si attentive aux autres, et du plus jeune parmi nous, Lautreamax, touchant par sa sensibilité, qui s'est gentiment et progressivement dévoilé, de son regard et du si beau sourire qui venait illuminer son visage.

Conversations animées, rires, complicité. De bien belles personnes, de bien beaux moments qui se sont prolongés. Une rencontre que je n'oublierai pas."

Bon, Il semblerait que ce ne soit pas suffisant et qu'on attende un peu plus de commentaires... Mais ce sera tout pour le moment, ma fille vient d'arriver et nous devons quitter dans quelques minutes. Je me dépêcherai donc de mettre cette entrée en ligne, sans avoir eu le temps, malheureusement, de faire de liens avec les journaux des diaristes concernés. Mais vous les connaissez bien et vous pouvez facilement les retrouver. Je corrigerai cette lacune à ma prochaine entrée. Pour le moment, j'éteins la musique... Oui, c'étaient "Les Variations Goldberg" toujours dans l'interprétation de Bernard Labadie et des Violons du Roy. Un pur bonheur.

Et puisque je m'adresse à vous depuis le début de cette entrée, je vous laisse un petit bonjour et vous dis à très bientôt...




Inscrivez votre adresse e-mail
pour être avisé des mises à jour
InscriptionDésinscription

 

haut de la page

Hosted by www.Geocities.ws

1